Le racisme anti-blanc
On parle souvent d'une Afrique du Sud arc-en-ciel où les blacs et les autres s'entendraient à merveille etc... etc... malheureusement, la réalité est tout autre. les noirs haissent les blanc à un point inimaginable. Moi-même l'auteur de ce blog, je me suis fait brauqer mon sac à main à Durban devant mon hôtel. Je me suis rendue au poste de police: il n'y avait que des noirs et on a refusé de me parler anglais. Et malheureusement, je ne parle pas un mot de zoulou... Je ne crois pas que les noirs pardonneront un jour aux blancs. D'après mon expérience personnelle, je crois que les blancs, qui pourtant sont arrivés bien avant les bantous (les noirs) dans ce qui est aujourd'hui l'Afrique du sud seront obligés de partir ou se feront massacrer... Triste pays...
Des bandes sèment la terreur parmi les agriculteurs blancs, victimes d'attaques meurtrières. A l'origine de ces violences, une criminalité galopante et une réforme agraire calamiteuse.
"Je ne veux pas rester ici toute seule. » Rina Roelofse fixe son mari. Mais celui-ci ne répond pas. Neels, un grand chauve au nez de boxeur, boit son café, l'air sombre. Il est 6 heures du matin. Le soleil se lève sur les collines verdoyantes du Levubu, à 80 kilomètres de la frontière du Zimbabwe. Tout semble paisible. Le jardinier noir de la maison salue avec un grand sourire et se met à tailler une haie. Tout près, des singes crient et bondissent dans les feuillages des noyers. Pourtant l'inquiétude est là.
La veille, deux hommes armés ont pénétré dans la ferme des voisins. Il n'y a pas eu de victime. Mais Rina n'a pas fermé l'oeil de la nuit et Neels, ancien capitaine dans l'armée sud-africaine, a dormi la main posée sur son pistolet.
Tous deux ont débarqué ici, dans la province du Limpopo, il y a un mois, dans l'espoir d'acheter une ferme. Or les voilà plongés au coeur de la violence. Celle des campagnes sud-africaines. Avec une cible désignée : le fermier blanc. Désormais pillé, torturé ou tué. Depuis la fin de l'apartheid, il y a douze ans, plus de 9 000 attaques ont eu lieu dans le pays. Et 1 700 fermiers ont été assassinés parmi les 43 000 en activité. Quatre d'entre eux ont encore péri la semaine dernière, dont un de 35 ans. Une hécatombe sans précédent. Même le Zimbabwe voisin, pourtant engagé dans une redoutable politique antiblanc, ne recense qu'une dizaine de meurtres. Au point que les fermiers sud-africains détiennent un triste record. Ils courent dix fois plus de risques de succomber de mort violente que leurs concitoyens. Des anglophones, issus de la vague de colons du début du XIXe siècle, font partie des victimes. Mais ce sont surtout les afrikaners qui paient le plus lourd tribut. Venus de Hollande, d'Allemagne et de France au milieu du XVIIe siècle, ils ont conquis le bush avec leurs chariots bâchés tirés par quatre paires de boeufs. Et leurs descendants se prétendent aujourd'hui aussi africains que les Zoulous ou les Xhosas. « On a construit ce pays avec notre sang et notre âme », dit le fermier Nico Koenig, 37 ans, en short beige et entouré de ses trois enfants, blonds comme les blés. Il n'empêche. Leur décor ressemble désormais à un Far West austral bien loin des idéaux de paix de Nelson Mandela.
Ce matin, l'angoisse est montée d'un cran. Rina et Neels ont découvert ce qu'ils redoutent le plus : les indices d'une attaque planifiée. Des objets déposés autour de leur maison. Des branches entrecroisées, un bout de ficelle rouge, un bouchon de bouteille et un lambeau de sac plastique accroché à la clôture. Des repères connus des seules tribus alentour et destinés à fixer la nature de l'assaut.
Neels scrute le sol. « Surtout, ne les déplacez pas ! Il faut qu'on puisse les décrypter. Au début, je ne voulais pas y croire, mais c'est un langage qui leur permet de programmer une attaque jusqu'à six semaines à l'avance. » L'ancien officier serre les dents. « Je n'ai pas peur. Qu'ils viennent ! » Puis, n'y tenant plus, il se rend à la ferme voisine. Ann McGaffin, 38 ans, est là devant une jolie maison blanche fleurie, entourée de cultures d'avocats et de litchis. Prête à accompagner ses deux enfants à l'école. Et encore sous le choc de son agression de la veille. « Ils sont venus à 1 heure de l'après-midi. Ils ont voulu emmener mes deux enfants. Je les ai suppliés de me prendre à leur place », dit-elle. Neels examine la clôture. Il découvre un bâton posé en travers et recouvert d'une substance brune à son extrémité. « Ça veut dire qu'ils avaient prévu de la violer », murmure-t-il.
« A chaque nouvelle réclamation de terres, les attaques se multiplient », soupire Fritz Ahrens, le responsable local du syndicat agricole du Transvaal (TAU). Pour lui, pas de doute. Le chaos a une seule explication : la réforme agraire lancée par le gouvernement en 1994. Une mesure légitime dans son principe mais désastreuse dans son application. L'idée ? Rendre aux Noirs les terres détenues à 82 % par la minorité blanche. Et permettre ainsi aux 3,5 millions de Noirs chassés de chez eux entre 1960 et 1983, au nom de l'apartheid, d'exploiter à nouveau leur lopin. Le gouvernement a même fixé un objectif : redistribuer 30 % des terres arables d'ici à 2014. Seul problème, on en est loin. A ce jour, seuls 4 % des terres ont changé de mains. La faute à qui ? A toutes les parties. A l'administration, incapable de gérer la liste des 71 000 demandes de restitution. Aux Blancs, majoritairement prêts à céder leur bien mais à condition d'en tirer le meilleur prix. Enfin, aux Noirs, pressés de jeter leur dévolu sur le premier hectare venu et peu soucieux de prouver leur réclamation. Résultat ? L'exaspération est à son comble. De chaque côté. « Si encore les Noirs cultivaient la terre qu'on leur rend, s'insurge Michael Holford, le leader provincial de l'Alliance démocratique, le parti d'opposition. Mais ils s'y installent à plusieurs centaines et la laissent péricliter. Pas loin d'ici, ils ont mangé les 160 vaches laitières de la ferme ! » « C'est notre droit d'occuper la terre selon nos traditions », rétorque Constance Mogale, du Mouvement d'accession à la terre, une association chargée d'aider les communautés noires. « Si ça continue, il y aura une guerre d'ici à deux ou trois ans », prévient Steven Hoffman, propriétaire de 50 hectares de noyers depuis 1935.
Pour l'heure, la peur habite les fermiers blancs. Car les bandes armées battent la campagne. Alimentées par les vagues d'immigrants clandestins des pays voisins (4 millions) et par des cohortes de jeunes désoeuvrés (40 % de taux de chômage). Des bandes dotées du meilleur équipement. Un fusil d'assaut AK-47 s'achète 20 euros au marché noir. Alors les raids sont sans pitié.
Achevés comme des bêtes.
Comme le 7 février. Ce jour-là, Charles Botha, 71 ans, travaille aux champs. Sa femme, Joey, 70 ans, se repose à la maison. Tous deux possèdent depuis vingt ans une ferme de 900 hectares et 200 têtes de bétail près de Mokopane, dans le Limpopo. « Il était 5 heures de l'après-midi. Ils devaient être deux ou trois, raconte froidement Kallie, l'un des quatre fils de la famille. Ils ont commencé par sectionner les chevilles de mon père à coups de bêche, sans doute pour l'empêcher de fuir. Avec le même outil, ils lui ont entaillé le dos et arraché la moitié du visage. Ils ont ensuite fracassé la tête de ma mère à l'aide d'une brique. On a retrouvé des morceaux de cerveau sur les rideaux. Elle avait un oreiller dans ses bras pour se protéger... Ils les ont achevés comme des bêtes. » Le mobile ? Un mystère. Rien n'a été subtilisé. Ni l'argent ni les armes. Les meurtriers ont même pris soin de refermer toutes les portes. Les suspects ? « On n'a jamais revu le gardien que mes parents avaient embauché deux mois auparavant... Il n'y avait jamais d'altercation avec lui », dit Kallie. Un crime gratuit destiné à installer la terreur. Et à accélérer les départs.
Ça marche. En une décennie, la moitié des fermiers du pays ont plié bagage. Ce sera bientôt le cas de Celia Guillaume, décidée à émigrer à Los Angeles. Cette femme à la carrure impressionnante, première de son sexe à avoir obtenu un permis de chasse en Afrique du Sud, a pourtant toujours vécu ici, à 15 kilomètres de Makhado, sur la propriété de son père. Devant sa maison, sur un feu de bois, elle prépare une soupe à base de pétales de fleurs jaunes. « Tous les soirs, j'ai peur », dit-elle.
Elle n'a rien oublié de l'agression dont elle a été victime vingt mois plus tôt. L'arrivée, un matin, de quatre hommes qui la frappent, la lient, la bâillonnent, la traînent jusque dans la salle de bains. « On l'égorge et on la balance dans la baignoire », entend-elle. L'un d'eux ouvre le robinet. Des allées et venues pendant deux heures, trois heures. « J'essayais de trouver un petit espace pour respirer entre mon sang et le foulard. » Et puis plus rien. Des voisins la secourent. Sa télévision, sa chaîne hi-fi, son pick-up, tout a disparu. « Je m'apprêtais à partir en voyage. Ils savaient que j'avais de l'argent sur moi. On les a informés », dit Celia. Les agresseurs sont finalement retrouvés et écopent d'une amende de 500 rands (75 euros). « Il n'y a plus de loi dans ce pays ! Et aujourd'hui les mêmes criminels m'appellent au téléphone pour me dire : fais attention, on sait que tu n'as pas d'armes ! »
Celia part. Mais d'autres s'accrochent. Comme Werner et Brigitte Wiedeck, rencontrés sur le marché de Makhado. « On a investi trop d'argent ici. Où voulez-vous qu'on aille ? » dit Brigitte, 57 ans, en déchargeant des palettes d'oeufs de son camion. Elle a pourtant perdu un oeil et subi quatre opérations de la boîte crânienne à la suite d'une attaque survenue il y a un an. La seconde en trois ans.« Ils m'ont frappée avec une barre de fer. J'ai fini par arrêter de crier. Ils m'ont crue morte et sont partis. »
Le Limpopo n'est pas un cas isolé. Toutes les provinces du pays charrient leurs atrocités. Le 7 avril, dans le Kwazulu-Natal, Koos van Wyk, 82 ans, a été torturé et plongé dans l'eau bouillante de sa baignoire. Il a survécu mais doit subir plusieurs greffes de peau.
Et nul besoin de s'enfoncer dans l'arrière-pays. Dans la première ceinture verte de Johannesburg, la situation est explosive. Comme à Krugersdorp, à une centaine de kilomètres à l'ouest de la capitale. « On totalise 43 attaques de fermes depuis le début de l'année , raconte Ian Pienaar, d'une agence privée de sécurité. Mais ici on a besoin des terres des Blancs, non pas pour les redistribuer mais pour construire une ville nouvelle. » Et là encore pas de quartier. Le 7 janvier, Tracey a ainsi perdu son mari de 32 ans. Il était au volant de sa voiture. Une bande l'a arrêté et lui a logé une balle dans la tête sous les yeux de ses deux filles, assises à l'arrière et maculées du sang de leur père. « Face au nombre d'enfants traumatisés, on est obligé de faire venir des psychologues dans les quatre écoles du district », explique Shannon, une voisine.
Se barricader ? Inutile. « Ils vous attendent à la porte ou provoquent un court-circuit et franchissent votre clôture électrique », dit Sandi Manick, 35 ans, victime d'une agression l'an passé. « Le fournisseur de caméras de surveillance de la ville a même été abattu chez lui il y a un mois », ajoute machinalement son père.
La police ? Elle ne montre guère de zèle. « Elle arrive deux heures après tout le monde, se trouve toujours en manque de véhicules de service et ne procède à aucun relevé d'empreintes. » Lesley Hay peine à contenir sa colère. John et Sylvia Hart, ses deux parents, installés dans la région depuis 1949, ont été tués le 18 novembre 2005, à l'heure du déjeuner, dans leur ferme au toit de chaume. Il aimait briquer ses deux Jaguar de collection, rouge et bleu. Elle aimait peindre des aquarelles et entretenir ses roses. Deux jeunes ont frappé le mari, lui ont placé un sac plastique autour de la tête et lui ont enfoncé la poitrine en le piétinant. Ils se sont ensuite acharnés sur la femme avec un club de golf. « La police ne s'est pas intéressée à l'affaire. C'est un fonctionnaire blanc qui nous a aidés à retrouver les deux types », raconte Lesley.
Cimetière géant.
Face à la passivité des forces de l'ordre, les haines montent. A Swartruggens, à 350 kilomètres à l'ouest de Pretoria, Whilhem Rocher, 43 ans, connaît l'assassin de son père. Il est toujours en liberté. « Je l'ai croisé un jour en ville. "Profite de tous tes Noël, car tu ne sais pas quel sera le dernier", lui ai-je lancé ! » Mais il se reprend. « S'attaquer à un Noir ici, c'est s'attirer de très gros ennuis... J'ai une famille. »
Piet Potgieter, 73 ans, lui, n'est plus qu'un veillard décharné, rongé de douleur. Il a vu ses deux fils tomber sous les balles à cinq ans d'intervalle. La seconde fois, en 2001, il a même échangé des coups de feu avec les assaillants. Ses deux enfants reposent dans des tombeaux de marbre gris, au milieu des herbes hautes de la ferme familiale. « Je veux une guerre ! s'étrangle-t-il. Pour qu'ils tombent tous comme des pigeons ! »
En attendant, les fermiers s'organisent. Dans le Limpopo, des patrouilles et des stages d'autodéfense se mettent en place. A Krugersdorp, un centre de radiocommunications relie entre eux plusieurs dizaines de propriétaires. Des mesures qui rassurent... Jusqu'au drame suivant.
Sur la route N1, près de Pietersburg, en direction du Zimbabwe, le regard porte loin dans la savane. Puis il s'arrête soudain sur une immense croix blanche dessinée à flanc de colline. Elle-même constituée de centaines de petites croix blanches. Ici, les afrikaners ont érigé un cimetière géant surmonté d'une inscription en africaans, « Plaasmorde » (« fermiers assassinés »). L'endroit rassemble 1 150 croix. C'est beaucoup moins que les morts recensés. Mais les fermiers blancs du Limpopo n'ont pas pris le temps d'en planter de nouvelles. Ils ont promis d'y retourner l'été prochain
Economie
L'Afrique du Sud est la locomotive du continent (un tiers du PIB de l'Afrique subsaharienne). D'un poids économique comparable à celui de la Turquie, dotée de la 9e place boursière mondiale, elle affiche un faible endettement et une croissance de 5 % par an. Premier producteur mondial d'or et de platine, le pays souffre néanmoins de deux plaies : son chômage proche de 40 % et sa pauvreté (10,5 % de la population vit avec moins de 1 dollar par jour)M. n.
Les revers de la discrimination positive
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"Que je trouve du travail ? » Edward Kitching, 40 ans, ancien mécanicien, sourit. « Vous n'avez pas vu que mon problème, c'est ça ! » dit-il en tendant son bras et en montrant la couleur de sa peau. « J'ai répondu à 80 offres d'emploi. Et rien ! » Pas toujours facile d'être blanc à l'ère de l'après-apartheid. Dans la banlieue de Pretoria, à Danville, les Blancs déshérités ont désormais leur quartier. Un alignement de petites maisons de brique habitées par deux, voire trois familles. Avec, au fond du jardin, une cabane en tôle également louée à des particuliers. Au centre du bourg, des échoppes et un bâtiment occupé par 82 prostituées blanches qui louent leur studio pour 75 euros par mois. « Le nombre de Blancs vivant au-dessous du seuil de pauvreté a doublé au cours des dix dernières années », souligne Frans Cronje, de l'Institut des relations entre les races, à Johannesburg.
Rien à voir, bien sûr, avec les 23 millions de Noirs encore plongés dans la détresse. Mais le phénomène est nouveau. 10 % des 4,4 millions de Blancs ont rejoint les couches les plus démunies. La raison ? La discrimination positive imposée par le gouvernement. A compétence égale, un Noir a désormais la préférence d'un employeur. Une politique illustrée par une loi baptisée « Black Economic Empowerment » (BEE). Une entreprise doit ainsi céder un quart de son capital à des intérêts noirs. Elle doit aussi respecter sept critères précis pour espérer décrocher des commandes publiques, par exemple, intégrer des managers noirs. Des mesures, certes, positives. Grâce à elles, 3,7 millions de Noirs composent désormais la classe moyenne, contre 2,6 millions six ans plus tôt. Et 25 000 sont devenus millionnaires en dollars. Mais elles ont aussi produit des effets pervers. Les Blancs les plus qualifiés - médecins, ingénieurs, enseignants - ont fui le pays (1 à 2 millions depuis 1994), et les moins qualifiés ont gonflé les bataillons de chômeurs. Conséquence : l'Afrique du Sud, forte de 47 millions d'habitants, a besoin de former 100 000 spécialistes par an au cours des dix prochaines années. Faute de quoi sa croissance, actuellement de 5 % par an, pourrait rapidement s'essouffler
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25 Octobre 2007 à 11:49 dans
- Actualité


Je veux aller enseigner dans une universite' sud africaine, mais
j'ai un peu peur. Dans ce pays, il y'a visiblement des problemes. Peut-etre je n'irai pas. Il y'a trop de problemes
(la criminalite' surtout).
Posté par Tati — 06 Dec 2007, 12:59