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Mon séjour en Afrique du Sud (Cape Town)

A Mogadiscio, des "experts" privés et leurs chiens assistent la force africaine

Des membres d'une compagnie de sécurité privée sud-africaines apportent, avec leurs chiens, leur expertise militaire aux soldats de la force de paix africaine à Mogadiscio, contre la menace d'attentats à l'explosifs des rebelles islamistes.

Généralement discrets, six experts d'une société de déminage basée en Afrique du Sud, Bancroft Global Development, démontrent à des soldats ougandais la capacité de leur brigade cynophile, au quartier général de la Mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Le labrador tourne rapidement autour de la vieille Mercedes grise, portes, capot et coffre ouverts, encadrée par d'épais blocs de bétons de protection à l'entrée du camp de l'Amisom. Il renifle, mais pas d'explosifs.

Labradors ou bergers allemands, ce sont les mêmes types de chiens que ceux utilisés en Irak ou en Afghanistan. "Les chiens ne peuvent rien rater, ils sont fiables à 100%. Aucune machine ne pourrait faire ça", explique David Schoman, Sud-Africain basé en Ouganda, habillé d'un tee-shirt kaki et d'un pantalon de treillis.

Un militaire inspecte ensuite le véhicule en passant un miroir sous la voiture. "Chaque véhicule est contrôlé deux fois", précise M. Schoman.

"Nous sensibilisons les soldats ougandais aux bombes et essayons de trouver des parades, nous les assistons dans le déminage (...) Bientôt il y aura aussi des chiens au camp des Burundais. C'est parce qu'ils n'en avaient pas que les kamikazes ont pu entrer", explique le chef de projet de Bancroft International, Rocky Van Blerk.

Le contingent burundais de l'Amisom a subi une attaque suicide à la voiture piégée en février, qui a fait 11 morts et 15 blessés.

Ancien sous-officier dans l'armée sud-africaine, mais de nationalité namibienne, M. Van Blerk, la cinquantaine flamboyante, a déjà passé comme consultant en déminage quatre ans en Irak et autant en Afghanistan.

La société Bancroft - en contrat avec l'Union africaine (UA) et financée par des bailleurs de fonds internationaux - s'occupe aussi de réparer et régler les armes du contingent ougandais et d'entraîner les soldats au maniement des fusils mitrailleurs notamment, constate un journaliste l'AFP.

Les engins explosifs sont la principale menace pour les troupes de l'Amisom dont au moins la moitié des 43 hommes tués depuis le début de la mission en mars 2007 l'ont été par des bombes artisanales placées au bord des routes ou dans des voitures.

Pour l'Amisom, cet appui est essentiel parce que "l'armée ougandaise n'a pas d'expérience dans les IED (ndlr: bombes artisanales). Donc quand on s'est trouvé confronté à cette vague de bombes au bord de la route, il fallait qu'on trouve une solution. Ce sont des experts et ils nous aident beaucoup", explique le major Barigye Bahoku, porte-parole de l'Amisom.


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