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Mon séjour en Afrique du Sud (Cape Town)

Elections générales en Afrique du Sud le 22 avril

Les prochaines élections législatives en Afrique du Sud auront lieu le 22 avril, annonce le président Kgalema Motlanthe.

L'enjeu principal de ces élections, où le Congrès national africain (ANC) au pouvoir se présentera en grand favori, sera le sort de son chef et candidat à la présidence, Jacob Zuma, accusé de corruption.

La date de ces législatives, où l'ANC devra faire face à l'opposition du nouveau Congrès du peuple (Cope), fondé par des dissidents, a été décidée mais sera proclamée ultérieurement, a précisé Kgalema Motlanthe.

Le nouveau parlement sud-africain aura pour mission d'élire un chef de l'Etat, Kgalema Motlanthe assurant l'intérim après le départ de Thabo Mbeki, qui a démissionné fin septembre à la demande de la direction de l'ANC.

La justice avait abandonné en première instance les charges contre Jacob Zuma, ce qui avait provoqué le départ de l'ANC des proches de Thabo Mbeki, dont l'ancien vice-président sud-africain Phumzile Mlambo-Ngcuka.

Mais les poursuites contre le chef de l'ANC, instigateur de l'éviction de Thabo Mbeki qu'il accusait de favoriser les accusations de corruption, ont ensuite été confirmées en appel et par la Cour suprême.

S'ils auront peu d'espoir de battre le parti au pouvoir depuis la fin du régime d'apartheid, en 1994, les dissidents du Cope espèrent rallier suffisamment de suffrages pour l'empêcher d'obtenir une nouvelle fois la majorité des deux tiers.

Cette majorité est nécessaire à une modification de la Constitution, que l'ANC serait tenté de décider pour offrir l'immunité au chef de l'Etat et protéger Jacob Zuma.

Ce dernier a obtenu la semaine dernière le report de son procès au 25 août, trois mois après les élections, et pourrait donc être présenté à la justice en qualité de chef d'Etat.

Il a cependant prévenu lors du report de son procès, qu'il ne démissionnerait pas s'il devait comparaître dans les habits de président. "Si je le faisais, ce serait avouer avant d'être coupable. Or je ne le suis pas", a-t-il dit devant ses partisans.

Selon les observateurs, en cas d'échec à obtenir la majorité des deux tiers, l'ANC pourrait essayer de trouver un accord avec le procureur ou remplacer le chef du ministère public par une personnalité favorable à Jacob Zuma.

"Je ne pense pas que nous aurons un président avec une affaire pénale au-dessus de la tête parce que je pense que l'ANC va faire abandonner les charges contre lui avant qu'il devienne président", a estimé Steven Friedman, directeur du Centre d'étude de la démocratie.


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