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Mon séjour en Afrique du Sud (Cape Town)

L'Afrique du Sud est amusante...

La politique sud africaine est encore plus amusante que la politique française... Nous avons Sarko, ils ont Zuma, le futur président qui sera élu en 2009, mais qui en fait a déjà été élu. Oui, je sais, cela peut paraître bizarre à des esprits purement cartésiens... Mais pourtant, c'est comme ça... Donc, Zuma, leur futur président à partir de 2009 est accusé de corruption!!! et accessoirement, vient de se marier pour la sixième fois...
Jacob Zuma, le nouveau président du Congrès national africain (ANC), a donc pris une sixième épouse lors d'une discrète (comprendre seules 800 personnes étaient présentes...) cérémonie dans sa région du KwaZoulou-Natal.Zuma, 65 ans, a épousé Nompumelelo Ntuli, 33 ans, mère de deux enfants, a annoncé son assistante.La tradition zouloue autorise un homme à avoir plusieurs épouses (là, je sens poindre la jalousie chez certains non-zoulous...). Zuma s'était déjà marié cinq fois et aurait eu 14 enfants de ces unions. Il a divorcé en 1998 de la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Nkosazana Dlamini-Zuma. Une autre de ses femmes s'est suicidée en 2000. 
Zuma, Barbe bleue???????? 

Le procès pour corruption du nouveau président du Congrès national africain (ANC), Jacob Zuma, s'ouvrira le 4 août devant le tribunal de Pietermaritzburg, a annoncé le parquet.Ce dernier n'a cependant pas exclu que le procès se tienne plus tôt si la défense le souhaite et si le tribunal estime possible de boucler le dossier d'ici là.

Zuma est mis en cause dans une vieille affaire de pot-de-vin liée à la filiale sud-africaine de Thomson-CSF, société d'armement rebaptisée aujourd'hui Thales.

Ses amis affirment qu'il est victime d'une cabale politique montée par l'actuel chef de l'Etat, Thabo Mbeki, dans l'impossibilité constitutionnelle de briguer un nouveau mandat présidentiel en 2009 et qui chercherait ainsi à neutraliser ses adversaires. (les gens sont mauvaise langues, c'est incroyable...)

 

Deux éminents juristes d'Afrique du Sud, ayant gagné leurs lettres de noblesse en défendant des leaders de la lutte anti-apartheid accusés par le régime raciste, sont montés à la barre samedi pour plaider l'indépendance de la justice, mise en cause dans l'affaire Zuma.

Jacob Zuma a été inculpé de corruption dix jours après son élection à la tête du parti au pouvoir depuis la chute de l'apartheid, le Congrès national africain (ANC). Son procès, qui s'ouvrira en août, risque de lui barrer la route vers la présidence de la République lors des élections générales de 2009.

En criant au complot, ses partisans portent préjudice au système judiciaire de la jeune démocratie, arguent le premier président post-apartheid de la Cour constitutionnelle, Arthur Chaskalson, et l'ancien défenseur de Nelson Mandela, George Bizos, dans une déclaration transmise à l'agence de presse Sapa.

"La pression qui s'exerce sur nos tribunaux accusés de partialité, les menaces de manifestations de masse et les déclarations à l'emporte-pièce sont préjudiciables au processus judiciaire, à notre démocratie constitutionnelle et à la réputation de notre pays", estiment-ils.

Au congrès de l'ANC en décembre, le populiste Jacob Zuma a évincé son rival, le chef de l'Etat Thabo Mbeki, de la tête du parti, tremplin naturel pour la présidence de la République.

Aussi son inculpation, prononcée le 28 décembre par le procureur général, a-t-elle immédiatement été interprétée comme une manoeuvre émanant du camp du président Mbeki, qui l'avait limogé de la vice-présidence en 2005.

"Depuis le début, cette campagne a été inspirée politiquement", a ainsi affirmé la confédération syndicale Cosatu, alliée de Jacob Zuma dans une campagne menée au nom des laissés-pour-compte de la politique libérale de Thabo Mbeki.

"Les institutions de l'Etat ont été, et sont toujours, manipulées et utilisées pour résoudre les batailles entre les différentes factions" de l'ANC, a ajouté le porte-parole du Cosatu, Patrick Craven.

Samedi, le porte-parole a affirmé que la confédération avait ainsi voulu défendre l'indépendance de la justice contre "ce que nous percevons comme une manipulation à des fins politiques."

Pour Chaskalson et Bizos, "la question de savoir si M. Zuma est coupable ou innocent doit être décidée par les tribunaux et non par ses détracteurs ou ses partisans."

"Nous appelons les dirigeants politiques et leurs partisans, les commentateurs et les médias à laisser la justice trancher. Nous sommes convaincus qu'elle le fera sans crainte ni partialité", ajoutent-ils.

Jacob Zuma est inculpé de corruption, fraude, racket et blanchiment d'argent dans le cadre d'une enquête tentaculaire entamée en 1999, impliquant le groupe d'armement français Thales.

En plein coeur de l'été austral qui marque habituellement l'arrêt de toute activité d'importance dans le pays, les services du procureur général (National Prosecuting Authority, NPA) lui ont transmis une citation à comparaître le 14 août.

Jacob Zuma avait déjà été inculpé en 2005 après la condamnation de son conseiller financier dans ce dossier. Les poursuites avaient été abandonnées faute de preuves.

Le tribun zoulou a toujours plaidé son innocence, tout en affirmant qu'il se retirerait de l'ANC en cas de condamnation.

Dans ce cas, ce serait le vice-président du parti, Kgalema Motlanthe, qui assurerait l'interim, jusqu'à un congrès extraordinaire destiné à élire un nouveau dirigeant. De nombreux analystes estiment que la chance de ce stratège de l'ANC, apprécié des deux camps, serait alors réelle.


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