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Mon séjour en Afrique du Sud (Cape Town)

Des véhicules blindés se déplacent vers le Sud de Madagascar

Huit véhicules blindés seraient en mouvement vers le Sud de Madagascar samedi pour se préparer à l'éventuelle arrivée de l'ancien président Marc Ravalomanana avec des forces armées étrangères.

Selon des sources fiables citées par un site web local, madatimes.com, le gouvernement de transition a décidé de déployer des blindés dans les aéroports au sud du pays afin de prévenir une éventuelle intrusion de Ravalomanana, qui a juré de rentrer, si nécessaire, avec l'aide de troupes étrangères.

Les témoins oculaires ont dit que les chars sont sur le chemin vers la ville portuaire de Morondava, à 700 km au Sud-Ouest d'Antananarivo, et Taolagnaro, une ville portuaire à 1 100 km au Sud-Est.

Il a été rapporté que Ravalomanana et 20 de ses partisans ont fui à l'extérieur du pays à partir de l'aéroport de Morondava avec l'aide d'une équipe de l'armée sud-africaine le 25 mars, quatre jours après l'ancien maire d'Antananarivo Andry Rajoelina lui a remplacé en tant que président du pays.

Des éléments du groupe de sécurité et d'intervention spéciales (Gsis) de la gendarmerie nationale ont été déjà déployés dans le sud au début de cette semaine, madatimes.com a dit, citant des sources qui ont refusé d'être identifiées.

Vendredi, Noel Rakotonandrasana, ministre de la Défense sous le gouvernement de transition a mis en garde les forces armées contre l'éventuel retour de Ravalomanana avec des forces armées étrangères.

Rakotonandrasana a dit aux reporters, à la fin d'une conférence de trois jours de la police nationale malgache que les forces armées sont "maintenant en état d'alerte."

Ravalomanana a dit à plusieurs reprises qu'il emmènera des armées pacificatrices étrangères à la grande île pour rétablir l'ordre constitutionnel et sa présidence.

Des rumeurs ont circulé cette semaine que Ravalomanana pourrait être de retour à son pays à la fin de semaine.

Ravalomanana a dirigé le pays de 2002 à mars de cette année, mais il a été condamné par contumace à quatre ans de prison avec une amende de 70 millions de dollars américains par un tribunal malgache au début de ce mois pour son abus de pouvoir au cours de sa présidence.

La réforme des forces de sécurité africaines

Dans les nouvelles démocraties africaines, des réformes tentent de créer des armées qui protègent les civils et qui respectent les droits de l'homme.

"Le Libéria est en train de constituer une armée nouvelle et nous sommes très stricts sur la question des principes", déclare le Lieutenant Eric Dennis qui enseigne le droit humanitaire international aux nouvelles recrues. Dans un pays où les forces armées - celles du gouvernement comme celles des rebelles - ont commis par le passé de nombreuses atrocités, il espère aider à mettre sur pied une institution nouvelle qui "ne ternira jamais l'image de notre armée et de notre pays. Nous voulons une armée de soldats professionnels."

Le recrutement de la nouvelle armée a seulement commencé en 2006 et ses 2 000 soldats -dont 100 femmes - continuent de suivre un entraînement. Les Libériens expriment un optimisme prudent. Un sondage d'opinion de février 2008 indique que 55 % des Libériens interrogés ont confiance dans l'armée, un niveau de confiance plus faible que celui accordé au gouvernement et au système électoral, mais supérieur à celui dont bénéficient les banques et les tribunaux du pays.

A quelques milliers de kilomètres de là, en République démocratique du Congo (RDC), mettre sur pied une nouvelle armée se révèle une expérience plus difficile. Bien que les Casques bleus de l'ONU et des conseillers européens aient essayé de professionnaliser l'armée nationale, des cas de pillage, de viols et autres violences commises par ses troupes, continuent d'être signalés, particulièrement dans les provinces troublées de l'Est.

D'Afrique du Sud au Burundi et jusqu'en Côte d'Ivoire, d'autres pays d'Afrique tentent aussi de restructurer et de professionnaliser leur armée, leur police et leurs services de renseignement. Ce processus rencontre de nombreuses difficultés, mais est de plus en plus perçu comme un facteur vital pour assurer à long terme paix et stabilité sur le continent.

L'élan que connaît ce mouvement de réforme s'accélère à mesure que de nouveaux pays cherchent à consolider leur démocratie ou à se reconstruire après des guerres destructrices, note le Général de division Carl Coleman, un ancien officier supérieur des forces armées ghanéennes. Auparavant, les élites politiques utilisaient avant tout leur armée et leur police pour se maintenir au pouvoir, "sans aucune considération pour le peuple qu'ils gouvernaient", a-t-il expliqué à Afrique Renouveau au cours d'un entretien accordé dans les bureaux d'Accra au Ghana de Dialogue et recherche en matière de sécurité africaine (ASDR) un laboratoire d'idées non gouvernemental panafricain où il travaille comme analyste principal.

Du problème à la solution

Pendant trop longtemps, l'armée, la police et les services de renseignement africains ont été des sources importantes de conflit et d'insécurité pour les citoyens africains. Souvent mal rémunérés, leurs membres se livraient au vol et à l'extorsion simplement pour pouvoir vivre. Chefs d'Etat et autres hommes politiques se servaient de leur armée pour réprimer les manifestations populaires et éliminer leurs rivaux, et il arrivait fréquemment que l'armée organise un coup d'Etat pour prendre les rênes du pouvoir.

Plus de 100 policières prêtent serment au cours d'une cérémonie de janvier 2009 au Libéria.

En Afrique comme ailleurs, affirme le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, "lorsqu'elles sont mal formées, sous-équipées, mal gérées et irrégulièrement payées, les forces de sécurité contribuent à l'insécurité en se rendant coupables de graves violations des droits de l'homme."

Étant donné le faible contrôle exercé par les autorités civiles et le manque de mécanismes de responsabilisation, les militaires et les policiers auteurs d'abus de pouvoir et de violences échappaient régulièrement à toute sanction. Dans certains pays, note le Général de division à la retraite Ishola Williams, secrétaire du chapitre nigérian de l'organisation de lutte contre la corruption Transparency International, les organismes de sécurité baignaient dans une "culture de l'impunité et de la violence."

Dans un certain nombre de pays qui émergent de guerres civiles ou de longues périodes de dictature, les réformateurs essayent de rompre avec le passé.

"Réforme du système de sécurité" (RSS) est la formule la plus généralement utilisée pour décrire ces initiatives, bien qu'elle ne soit pas la seule. Quelle que soit la variante en usage, le concept de "sécurité" ne concerne pas simplement les institutions centrales que sont l'armée et la police, explique le Général Coleman. Les tribunaux, le système pénitentiaire et les organes de contrôle civil, comme les Ministères et les Parlements, doivent de préférence être englobés dans le processus de réforme. "Tout cela est lié. Vous ne pouvez pas faire l'un en négligeant l'autre."

Au sortir de la guerre

La plupart des pays africains pourraient bénéficier d'une réforme de leur système de sécurité, soutient Kwesi Aning, Directeur du département de la prévention des conflits du Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix (KAIPTC) qui à Accra assure l'instruction de personnels militaires et policiers de tout le continent. Même au Ghana, a-t-il expliqué à Afrique Renouveau, l'armée et la police ne coordonnent pas très bien leurs interventions dans les affrontements locaux. "Même dans les sociétés non conflictuelles, il existe un besoin d'un meilleur contrôle des organismes de sécurité et de mécanismes de coordination et de consultation."

Des Casques bleus sud-africains au Congo : à la suite d'une restructuration approfondie, les forces armées sud-africaines sont désormais chargées de défendre la démocratie dans leur pays et la paix à l'étranger.

Cependant, le désir de réformes fondamentales a habituellement été le plus fort dans les pays qui viennent de sortir d'une guerre. En Sierra Leone, les efforts pour restructurer l'armée nationale ont commencé en 2000, avant même la fin de la guerre civile. Le programme, recevant une aide financière importante du Royaume-Uni et dirigé par des officiers et des conseillers techniques britanniques, a cherché à réorganiser les forces armées de la base au sommet.

L'armée était particulièrement faible au niveau du commandement, un grand nombre des officiers les plus professionnels étant morts ou en exil, "nous avons donc dû partir pratiquement de zéro," rappelait plus tard le Général de division Jonathon Riley, l'officier britannique responsable. Pendant ce temps, la mission de maintien de la paix de l'ONU aidait à former la police.

La situation en Sierra Leone est restée relativement calme depuis, même pendant les élections vivement disputées de septembre 2007. Non seulement les forces de sécurité ne sont pas intervenues pour favoriser le parti au pouvoir, mais elles ont même soutenu le transfert pacifique du pouvoir à l'opposition qui a remporté les élections.

En Angola, après près de 25 ans de guerre civile, la paix a été finalement rétablie en 2002. Des dizaines de milliers de combattants des deux camps ont été désarmés et démobilisés. Un nombre important de combattants de l'ancien groupe rebelle a été incorporé dans l'armée nationale et une police nationale unifiée a été créée.

L'armée et la police nationales du Burundi ont été réorganisées par étapes, après la signature en 2003 d'un accord de paix initial entre les factions opposées dans la guerre civile. De nombreux combattants des forces gouvernementales et des groupes rebelles ont été démobilisés, mais un grand nombre d'insurgés ont été également incorporés dans les forces de sécurité régulières. Le projet de réduire les effectifs combinés de l'armée et de la police de 25 000 à 15 000 est cependant bloqué depuis avril 2008, car une dernière faction rebelle attend d'y être incorporée.

En Côte d'Ivoire, l'accord de paix de 2007 a établi un nouveau gouvernement de coalition et élaboré des plans pour réunifier le pays, créer une armée unifiée et organiser des élections nationales. Mais le désarmement et la démobilisation des combattants ont progressé lentement et des désaccords se sont exprimés sur la manière de restaurer une armée et une police nationales unifiées.

Un Casque bleu dirige l'instruction de soldats congolais : cette formation cherche aussi à sensibiliser au respect des droits de l'homme et à lutter contre la violence sexuelle.

Des projets de réforme du système de sécurité ont aussi été discutés dans d'autres pays comme la République centrafricaine et la Guinée-Bissau. Mais la persistance de l'instabilité politique, dramatiquement illustrée par l'assassinat du président et du chef des forces armées de Guinée-Bissau début mars, ont empêché toute réorganisation sérieuse.

Dans les pays où certaines mesures de réforme du système de sécurité ont été prises, elles n'ont généralement pas été correctement coordonnées avec les autres mesures d'après-conflit comme les programmes de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) pour les ex-combattants qui cherchent à retourner à la vie civile (voir Afrique Renouveau, octobre 2005 et octobre 2007). Au cours d'une conférence internationale sur les programmes DDR organisée en juin 2007 par le Bureau du Conseiller spécial pour l'Afrique de l'ONU, une session entière a été consacrée à promouvoir une meilleure coordination entre les opérations de DDR et les mesures de réforme du système de sécurité.

Le modèle de transformation sud-africain

L'une des réorganisations les plus importantes et les plus réussies d'une armée du continent a eu lieu en Afrique du Sud. Elle a été si radicale et d'une telle portée que les Sud-africains préfèrent parler de "transformation," plutôt que de réforme. Auparavant, l'armée sud-africaine, soutenue par plusieurs forces armées pro-gouvernementales à caractère ethnique se consacrait à la défense du système politique de l'apartheid qui assurait la domination blanche, contre les mouvements de libération de la majorité noire. Mais avec la fin de l'apartheid et les premières élections démocratiques de 1994, pratiquement toutes les institutions gouvernementales étaient destinées à être réformées.

Selon la stratégie de défense définie en 1995, le principe qui a guidé la nouvelle approche sud-africaine est d'assurer que l'armée, la police et les autres organes de sécurité mettent au rang de "préoccupation primordiale" la "sécurité de la population", la protection de ses libertés, de sa sécurité et de l'ordre public.

En conséquence, une nouvelle Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) a été créée à partir de 1994 par l'intégration de sept forces armées différentes : l'armée de guérilla du Congrès national africain (ANC) victorieux, un autre petit groupe de résistance, l'armée régulière de l'ancien régime et sept armées des "homelands". Le processus a été accompagné de mesures visant à renforcer le contrôle des autorités civiles, dont celui exercé par le Parlement, et à "démilitariser" le ministère de la Défense. Les diverses forces de police du pays ainsi que l'appareil judiciaire ont également été unifiés.

La réorganisation et la formation poursuivies au cours des années suivantes ont fait de l'armée et de la police des forces hautement professionnelles qui consacrent leurs efforts à combattre la criminalité et les autres formes d'insécurité dans le pays tout en contribuant à des opérations de maintien de la paix internationales, en Afrique et ailleurs. Selon feu le Colonel Rocky Williams, un ancien commandant dans l'organisation armée de l'ANC, un certain nombre de facteurs ont contribué au succès relatif de cette transformation : un Etat fort, une économie solide et "le fait que les Sud-africains eux-mêmes ont géré la transition."

Le Congo, une poudrière

Comme en Afrique du Sud, le conflit en RDC s'est terminé par un accord des belligérants qui ont accepté d'unifier leurs forces au sein d'une nouvelle armée nationale. Mais les résultats ont été jusqu'ici bien moins probants. Charles Mwando Nsimba, le Ministre de la défense congolais, reconnaissait en janvier que l'armée était toujours infestée par "l'indiscipline notoire à tous les niveaux, les associations des malfaiteurs, les violences faites aux femmes, le détournement de la paie destinée aux militaires."

La guerre a été particulièrement destructrice en RDC, elle a aussi revêtu un aspect très complexe, impliquant de nombreuses factions congolaises ainsi que les armées d'une demi-douzaine de pays voisins. En 2002, les principaux combattants ont signé un accord de paix qui établissait un gouvernement de transition assurant un partage du pouvoir et qui comprenait un engagement des différentes parties à démobiliser une partie de leurs troupes et à intégrer le reste dans une armée unifiée. Après quelques délais, les premières élections démocratiques ont eu lieu en 2006.

La nouvelle constitution précise que "les forces armées sont républicaines. Elles sont au service de la nation tout entière." Selon le Professeur Mwayila Tshiyembe, un spécialiste congolais des affaires internationales et militaires, la notion que l'armée ne protège pas seulement le gouvernement, mais doit "défendre la démocratie" et "assurer la sécurité des personnes et des biens," est l'idée la plus novatrice qui soit née des accords de paix.

Malheureusement, pendant la période de transition, les luttes entre factions ont mené celles-ci à exagérer le nombre de leurs troupes et à présenter des chiffres qui étaient souvent fictifs. Les contrôles effectués par des conseillers militaires sud-africains et européens ont par la suite éliminé 130 000 "soldats-fantômes" sur les 340 000 initialement portés aux tableaux d'effectifs. Quelque 75 000 soldats bien réels ont ensuite également été démobilisés.

Plus sérieux, il y a eu très peu de filtrage de ces nouvelles troupes. Elles comprenaient des chefs de factions soupçonnés de crimes de guerre dont les comportements antérieurs ont fait leur réapparition dans la nouvelle armée.

Une 'intégration' vacillante

La création de structures unifiées pour la nouvelle armée s'est révélée particulièrement difficile. En théorie, elle devait se composer de 18 nouvelles brigades "intégrées" dans lesquelles les troupes de différentes factions devaient être regroupées, recevoir un nouvel entraînement pour être ensuite déployées dans des zones éloignées de leurs régions d'origine. Ce processus, baptisé "brassage", était destiné à rompre les anciennes hiérarchies de commandement et à inspirer la loyauté envers la nouvelle armée nationale.

Le Général Gabriel Amisi, Commandant-en-chef de l'armée de terre, a déclaré à ses troupes rassemblées en août 2008 qu'elles devaient accepter leur affectation à l'extérieur de leurs régions d'origine, "Il n'existe pas des soldats du Katanga ni de soldats du Kivu. Vous êtes tous des militaires des l'armée nationale", a-t-il ajouté.

Mais certains ne partageaient pas ce point de vue, surtout dans l'est du pays. Le Général Laurent Nkunda, un protagoniste de la guerre civile, a d'abord intégré ses troupes dans l'armée nationale, mais a résisté à leur intégration totale ou à leur déploiement dans d'autres régions. Il a proclamé qu'elles devaient rester dans le Nord et le Sud Kivu afin de protéger son groupe ethnique. Les tensions se ravivant, les troupes loyales au Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du Général Nkunda ont déserté leur brigade "intégrée" en 2006 et ont repris la lutte armée, y compris contre les forces gouvernementales.

Ayant ces incidents à l'esprit, le Général d'armée Babacar Gaye, Commandant des forces de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC) expliquait en 2007 à Afrique Renouveau que la décision prise lors des pourparlers de paix de regrouper les différents groupes dans une armée unique "était vraiment une bonne idée " pour mettre fin au conflit, "mais malheureusement cela n'a pas donné une bonne armée."

En octobre 2008, les heurts entre l'armée nationale et les troupes du CNDP du Général Nkunda ont dégénéré en graves confrontations. Certaines unités de l'armée congolaise se sont rapidement effritées, et seul un déploiement rapide des Casques bleus de la MONUC a empêché les combattants du Général Nkunda de prendre Goma, la capitale du Nord Kivu.

Le Général Nkunda a été arrêté à la fin janvier au Rwanda, arrestation qui a ouvert la voie à un cessez-le-feu. Le gouvernement a entrepris des négociations avec les forces restantes du CNDP afin de les intégrer dans l'armée. Le père Apollinaire Malumalu, un médiateur congolais bien connu, s'est félicité de cette intégration qui représente potentiellement un pas vers la paix, mais il a aussi souligné l'importance d'accorder la priorité à la protection des civils."

Le Secrétaire général de l'ONU en visite dans l'est du Congo début mars a aussi appelé à la vigilance. Il a averti que ceux qui sont accusés de viols ou de violences sexuelles dans les groupes armés ou dans les forces de sécurité "ne devraient pas être intégrés dans l'armée nationale ou dans la police nationale."

Pendant ce temps, les instructeurs de la MONUC et d'autres spécialistes ont accéléré la professionnalisation des brigades intégrées de l'armée et amélioré la discipline dans les rangs de la police nationale. Des centaines d'officiers ont été formés aux relations entre civils et militaires et à la lutte contre la violence sexuelle. Pour améliorer quelque peu l'image de l'armée, des centaines de soldats du génie ont été mobilisés sur des chantiers de reconstruction pour réparer des routes, des ponts et d'autres infrastructures essentielles.

Les violences exercées par les troupes gouvernementales pendant les combats au Kivu ont aussi été rapidement sanctionnées. Un certain nombre de soldats et d'officiers ont été jugés et condamnés par des cours martiales, quelques-uns à la prison à vie. Le procureur militaire de Goma a annoncé en décembre 2008 qu'environ 400 hommes étaient détenus et en instance de jugement. D'autres poursuites ont été engagées dans d'autres régions du pays, entre autres contre des officiers accusés de détournement de fonds.

Au cours d'un séminaire sur la réforme de la police et de l'armée tenu en janvier, le Ministre de la justice Luzolo Bambi Lessa a insisté sur la nécessité de renforcer la hiérarchie de commandement ainsi que les tribunaux militaires pour pouvoir "éradiquer rapidement les tares de la corruption, du détournement des fonds de l'Etat, des violences sexuelles et des violences exercées sur les populations civiles vulnérables." La police nationale congolaise a adopté une déclaration d'intention qui l'engage à protéger les droits de l'homme et à sanctionner tout membre de la police coupable d'abus de pouvoir ou de violence.

Le Libéria : une armée réduite et professionnelle

Comme la RDC, le Libéria a souffert des années de dévastation dans une guerre qui a opposé entre elles de nombreuses factions armées. Comme au Congo, des négociations entre les parties au conflit ont abouti en 2003 à la mise en place d'un gouvernement de transition dans lequel la plupart des principaux groupes armés étaient représentés.

Mais une différence fondamentale existe : les accords de paix ne demandaient pas la fusion des groupes existants dans une armée nationale unique, mais plutôt la création de forces armées entièrement nouvelles. Les Etats-Unis ont été sollicités pour "jouer le rôle principal" dans la formation de la nouvelle armée, les Casques bleus de la Mission de l'ONU au Libéria (MINUL) se chargeant de la réorganisation et de la réforme de la police nationale.

La création de la nouvelle armée n'a commencé en réalité qu'en 2006, à la suite des élections démocratiques qui ont remplacé le gouvernement de transition et de coalition par celui dirigé par la Présidente Ellen Johnson-Sirleaf. A cette date, plus de 100 000 combattants des anciennes factions avaient été désarmés et démobilisés dans le cadre du programme dirigé par la MINUL. On prévoyait la démobilisation de plus de 14 000 autres militaires de l'ancienne armée nationale et du Ministère de la défense.

Les accords de paix stipulaient que les soldats de la nouvelle armée libérienne "pouvaient être sélectionnés parmi" les anciens groupes armés, mais sur une base individuelle et uniquement s'ils étaient qualifiés. Quand le recrutement a commencé en janvier 2006, plus de 12 000 Libériens se sont présentés - pour constituer une force limitée à juste 2 000 soldats.

"Lorsqu'elles sont mal formées, sous-équipées, mal gérées et irrégulièrement payées, les forces de sécurité contribuent souvent à l'insécurité en se rendant coupables de graves violations des droits de l'homme."

- M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU

Les critères de sélection ont été très rigoureux. Pour être retenus, les candidats ne devaient pas seulement être en bonne forme physique mais aussi avoir au moins 12 années de scolarité. Des commissions de sélection ont passé au crible toutes les candidatures, éliminant tous ceux qui avaient été impliqués dans des violations des droits de l'homme. Les recruteurs se sont déplacés jusqu'aux villages d'origine des candidats pour vérifier leurs informations et encourager la population à les renseigner sur leur passé. Finalement, trois quarts des candidats ont été refusés. D'autres n'ont pas dépassé le stade de l'entraînement de base.

Les recruteurs ont aussi cherché à obtenir un certain équilibre ethnique et géographique, par contraste avec les anciennes forces armées qui favorisaient souvent un groupe ou l'autre. Le gouvernement espérait que 20 % des nouvelles recrues seraient des femmes, mais n'a pas pu obtenir assez de candidates - le pourcentage de femmes est actuellement d'environ 5 %.

Transparence et contrôle local

Bien que de nombreux Libériens applaudissent l'idée de construire une armée professionnelle qui ne s'attaque pas à la population civile, certains aspects de l'initiative ont provoqué une controverse. Certains analystes en sécurité ont émis des doutes sur la décision de mettre sur pied une armée limitée à 2 000 soldats. Cela peut suffire à court terme pendant que la MINUL continue à assurer une sécurité minimale, mais qu'arrivera-t-il quand les Casques bleus partiront ? Cette force sera-t-elle à même de faire face à une nouvelle insurrection et suffira-t-elle à contrôler les frontières du Libéria, dans une région qui a connu de nombreuses guerres et de multiples conflits ?

Selon Thomas Jaye, chercheur principal à KAIPTC qui a préparé un document d'évaluation pour la Commission de réforme de la gouvernance du Libéria, "la décision de former 2 000 soldats pour l'armée a été influencée par l'aspect financier et non par une quelconque évaluation des menaces potentielles." A l'ASDR, le Général Colman, parlant plus généralement des initiatives de réforme des systèmes de sécurité inspirées par les bailleurs de fonds, affirme : "Ils veulent la sécurité, mais seulement à bon marché."

La décision du gouvernement des Etats-Unis de sous-traiter la formation de la nouvelle armée à deux entreprises de sécurité américaines privées a aussi provoqué des critiques, en partie parce que les détails de ces contrats restent confidentiels. La Présidente Johnson-Sirleaf a déclaré devant des chercheurs de l'International Crisis Group, un laboratoire d'idées non gouvernemental de Bruxelles : "beaucoup d'argent a été dépensé. Nous ne savons pas sur quoi. Il n'y a tout simplement pas assez de transparence dans la manière dont cet argent est dépensé."

Certains dénoncent aussi l'absence de consultations publiques qui aideraient à connaître l'opinion des Libériens sur le type d'organes de sécurité qu'ils souhaiteraient. La Commission de réforme de la gouvernance qui conseille le gouvernement sur les grandes initiatives de réforme a exprimé des inquiétudes concernant "l'absence de participation de la société civile et de la législature nationale dans le processus de réforme du système de sécurité."

Amos Sawyer, l'ancien président par intérim qui dirige la commission, note que la formation technique, quelle que soit son efficacité, ne fera pas naître à elle seule le genre d'armée dont le Libéria a besoin. Il rappelle que "tous les groupes armés qui ont pillé le Libéria au cours des 25 dernières années" disposaient de troupes formées par des conseillers américains. Le vrai problème était politique. Pour assurer que la nouvelle armée et les autres institutions sont effectivement contrôlées par les autorités politiques et sont au service des intérêts de la nation, sa commission exige que les efforts de RSS aient un caractère plus national.

Elargir le débat

C'est une question qui se pose bien au-delà des frontières du Libéria. Les promoteurs de la réforme partagent généralement l'avis que de larges consultations nationales devraient contribuer à orienter celle-ci et à obtenir le soutien de la population pour ces programmes. Mais dans les conditions difficiles qui règnent habituellement après un conflit armé, quand les nouveaux gouvernements s'efforcent de reprendre les choses en main et de faire face aux nombreux défis économiques et sociaux de la reconstruction, les débats publics sur la réforme de l'armée et de la police ont été rares.

Les avocats de la RSS affirment que les responsables politiques et les militaires africains devraient accepter que le public ait un droit de regard sur les dispositifs de sécurité. Le Général Coleman de l'ASDR conseille également aux organisations de la société civile africaine de s'engager activement, " la société civile a un rôle essentiel à jouer", dit-il. Mais il ajoute que pour éviter de provoquer des ressentiments, ils doivent agir avec un peu de tact "sans se montrer trop exigeants envers le gouvernement et sans apparaître comme l'instrument d'une agence [de bailleurs de fonds] extérieure."

L'ONU, qui travaille à mieux coordonner son propre soutien aux efforts de RSS en Afrique et dans d'autres régions du monde, cherche à favoriser les consultations les plus larges. "Les modèles de RSS sont trop souvent imposés par des acteurs extérieurs", explique le Secrétaire général adjoint Dmitry Titov, qui dirige le département des opérations de maintien de la paix au sein du Bureau de l'Etat de droit et des institutions chargées de la sécurité. "Ne devrions-nous pas nous concentrer sur les bénéficiaires ultimes de la RSS, c'est-à-dire la population, les sociétés et les gouvernements menacés par l'insécurité ? Est-ce que ça ne devrait pas être leurs ambitions et leur vision qui guident les efforts de RSS ?"

L'Afrique doit elle-même prendre l'initiative de manière plus audacieuse, insiste le Général Martin Agwai, un officier nigérian qui a servi comme Commandant-adjoint de la mission de maintien de la paix de l'ONU en Sierra Leone. "Les pays africains doivent s'imposer et accepter de saisir la torche de la responsabilité pour transformer leurs propres secteurs de la sécurité, soutenait-il en 2003. Les Africains doivent relancer ce processus eux-mêmes et l'aide du reste de la communauté internationale suivra."


Le chaos des clans, des luttes politiques et religieuses : visages de la guerre à Mogadiscio

C'est une offensive à la somalienne, et elle a lieu, à nouveau, en pleine ville. Meurtrière, sans être clairement décisive. Impitoyable pour tous, à commencer par les passants. Marquée par les sons distinctifs de la guerre à Mogadiscio. Détonations sourdes des mortiers, rafales en hoquets des armes anti-aériennes montées sur des véhicules (baptisés " technicals "), tirs idiots des miliciens, qui, regards comme des lames et bouches verdies par le khât, profitent de l'occasion pour arracher de l'argent aux rares voyageurs de l'intérieur de la capitale.

Depuis la veille, les combats ont repris entre d'un côté les forces du Gouvernement fédéral de transition (TFG), quasiment étouffées depuis début mai dans un réduit coincé en bord de mer, ne tenant que grâce à la protection de la mission de l'Union africaine (Amisom), et de l'autre, une coalition de groupes insurgés disséminés dans des quartiers de plus en plus déserts, frappés par l'artillerie de tous les camps, mais étendant leur zone d'opération à la plus grande partie de Mogadiscio.

Pour ceux qui avaient imaginé que ces groupes islamistes (Al-Chabab, Hizbul Islam et, vers le sud, Jabha Al-Islamiya) se perdaient dans leurs divisions et la supposée faiblesse de leur organisation, voilà une contradiction cinglante, administrée sous la forme d'une journée de violence pure. Dans le nord, le combat de rue domine. Une vague d'attaques déclenchée la veille frappe plusieurs quartiers, dont Yaqchid, peu à peu détruit par les différentes offensives qui s'y sont succédé depuis 2007. Le secteur se trouve à la frontière des zones sous contrôle des insurgés et de celles peuplées par le clan des Abgal, dont les leaders soutiennent le Gouvernement fédéral de transition. A Mogadiscio, les motifs religieux dissimulent souvent des raisons foncièrement politiques. Cette fois, ils ravivent aussi des clivages claniques qui s'étaient estompés.

Au gré des percées et des reculs, les affrontements semblent relever d'une partie d'échecs aux règles faussées et impénétrables. Dimanche, les insurgés avançaient dans Yaqchid, à coup de charges furieuses, de tirs de mortiers et de canons sans recul, emmenés par le commandant chabab " Kabakutokari ", qui a la particularité d'être du clan Abgal, comme l'ennemi en face. Les miliciens du groupe Al-Chabab (la jeunesse) ont fait du dépassement des fidélités au clan une de leurs spécialités, afin de démontrer que leur foi prévaut sur ces considérations.

Dans la première phase de combat, le poste de police de Yaqchid, à valeur essentiellement symbolique, était pris. Lundi 1er juin, les forces du TFG appuyées par des miliciens Abgal emmenés par d'ex-chefs de guerre qui font leur retour à Mogadiscio, montaient une contre-offensive, et reprenaient le bâtiment. Quelques heures plus tard, il changeait à nouveau de mains et, à la nuit, le Hizbul Islam s'en proclamait le maître.

L'association Elman, une organisation non gouvernementale somalienne qui a des sympathies pour les insurgés, affirmait, lundi soir, que 38 personnes avaient été tuées depuis samedi. Un bilan sans doute exagéré, mais au même moment, les trois principaux hôpitaux de la ville avaient reçu entre quarante-trois et quatre-vingt-dix blessés, selon les sources. Civils pour la plupart, les derniers à demeurer encore dans les zones où évoluent les insurgés, alors que Mogadiscio se vide dans les régions voisines. Coincés dans Yaqchid ou ses environs, des femmes et des enfants, joints par téléphone, lundi soir, par les radios de la capitale, lançaient de déchirants appels à l'aide sur fond de puissantes détonations. Ils vivent depuis vingt-quatre heures au milieu des obus, sans eau, sans nourriture.

A l'hôpital de Madina, au sud, le directeur, Mohammed Ali Yusuf, disait se " préparer au pire ", en recevant les premiers blessés, espérant que les affrontements, qui menacent aussi dans son quartier " n'entreraient pas à l'hôpital ", mais affirmait : " Si on reçoit cinq cents patients, on les soignera ", quitte à les installer à l'extérieur, sur de simples matelas, l'hôpital ne disposant que de 80 lits.

Pendant ce temps, d'autres groupes insurgés continuent de se déployer plus au sud, de plus en plus près de la présidence, Villa Somalia, entrelacs de grands bâtiments vides, écornés par les tirs des mortiers insurgés, et de petites maisons où le gouvernement continue de travailler dans des pièces aux fenêtres condamnées.

Dans l'une de ces maisons, le ministre de l'information, nommé à ce poste après vingt ans passés en exil, disait lundi, en fin de matinée, sa conviction de voir triompher bientôt les forces du TFG : " Nous passons une période difficile, mais nous nous organisons, à Mogadiscio et dans le reste du pays. " En quittant ce rendez-vous, nous nous trouvions sur l'unique artère contrôlée par le TFG, Maka Al-Mukarama, reliant Villa Somalia à l'aéroport. Un pick-up de la police roulait à nos côtés, chargée d'hommes. Nous décidions de mettre les gaz, pour nous éloigner d'une voiture qui est, typiquement, une cible pour les attentats. Bien nous en a pris.

Deux voitures garées sur le bas côté de la route défoncée démarraient lentement, se collaient derrière le véhicule de la police, puis le dépassaient. Selon des témoins, les passagers de ces voitures auraient ensuite déposé un engin explosif improvisé (IED) sur la route, avant de disparaître. Parvenue à ce niveau, la voiture de la police a sauté. Cinq de ses occupants ont été tués, dont les responsables de la sécurité pour cette partie de Mogadiscio, ainsi que cinq passants, fauchés par les boulons et les clous enfermés contenus dans la machine infernale.

C'est l'autre visage de l'insurrection à Mogadiscio. Assassinats menés en pleine zone " gouvernementale ", ou ailleurs, et surtout, explosions d'IED. Sur les explosifs, Rocky Van Blerk est l'homme de la situation. Sa société, Bancroft Global, a été choisie pour appuyer l'Amisom dans la détection des engins explosifs télécommandés. Avec une poignée d'ex-combattants de l'armée sud-africaine, rangés des combats en Afrique australe lorsque le pouvoir blanc s'est effondré, et qui vivent cachés à Mogadiscio, ils entraînent des chiens à détecter les explosifs, et vont déminer les routes.

A Mogadiscio, la technologie des IED progresse à grands pas. Les explosions étaient déclenchées avec un fil, de taille limitée par définition. Les soldats gouvernementaux, le sachant, avaient pris l'habitude, en cas d'attentat, de mitrailler à l'aveuglette tout le secteur, faisant des carnages. Puis vinrent les déclencheurs avec des télécommandes de télévision, à portée limitée, puis finalement les systèmes liés aux téléphones portables, faisant exploser des mélanges de poudre, de TNT et d'engrais, projetant des éclats de métal. " La technique est venue d'Irak. Ensuite, elle est apparue en Afghanistan et à présent, elle est ici, avec des adaptations locales en fonction des matériaux disponibles. " Un commerçant du marché de Bakara, tenu par les insurgés, s'étonnait ainsi, raconte-t-il, de voir il y a quelques semaines " des jeunes gens acheter sans négocier des grosses quantités de déchets de métal, et payer avec des dollars neufs ".


De multiples défis; Pleins feux sur la « nation arc-en-ciel »

L’écrasante victoire du Congrès national africain (African National Congress, ANC) aux élections générales du printemps dernier et la personnalité controversée du nouveau président Jacob Zuma ont provoqué des réactions qui flirtaient parfois avec le racisme le plus banal. Trois livres peuvent aider à y voir plus clair et à mieux mesurer l’ampleur des défis à relever par le gouvernement.

Andrew Feinstein plonge, dans un ouvrage tiré de son expérience de député ANC (1), au cœur de l’affaire des ventes d’armes, une sordide affaire de corruption qui a pourri le climat politique sud-africain dès 1998 et dans laquelle fut impliqué M. Zuma. La décision de moderniser l’équipement de l’armée sud-africaine — alors que les électeurs espéraient voir le nouveau gouvernement se concentrer sur la politique sociale — a déchiré les rangs du parti. L’incompréhension puis la volonté de faire la lumière sur les achats extravagants de corvettes, d’avions, etc., ont conduit Feinstein, responsable de la commission d’enquête parlementaire, à mettre au grand jour les luttes de pouvoir et la cupidité de nombre de ses camarades. Il apparaît à la lecture de « l’histoire qui devait être racontée », récit personnel à la fois déchirant et palpitant, que M. Zuma n’est qu’un maillon d’une longue chaîne de dysfonctionnements au sein du mouvement de libération et que la confusion entre le parti et l’Etat peut conduire à la catastrophe.

Paul Holden a choisi de raconter la même histoire peu ragoûtante de corruption sur un ton plus enjoué (2). Suivant une chronologie rigoureuse, avec des pages récapitulatives à la fin de chaque chapitre, un index des multiples personnages mêlés à l’affaire, l’ouvrage offre au lecteur une perspective sidérante sur la corruption qui a ravagé le gouvernement de M. Thabo Mbeki et nuance le jugement porté sur M. Zuma : ni mieux ni pire que beaucoup d’autres. Feinstein et Holden ne manquent pas non plus de souligner le rôle des corrupteurs, les grandes entreprises d’armement, Thales et ses filiales sud-africaines, Thyssen Krupp, British Aerospace, SAAB, que l’on retrouve toujours quand il s’agit de vendre du matériel militaire.

De son côté, Ben Turok, vieux militant de l’ANC, parlementaire et professeur d’économie, analyse les vicissitudes de son parti dans ses choix économiques (3). De la Charte des libertés, en passant par le Programme de reconstruction et de développement et le programme Growth, Employment and Redistribution (GEAR, « croissance, emploi et redistribution »), la politique néolibérale du président Mbeki, le livre décrypte les différentes stratégies qui n’ont pas réussi à sortir la grande masse de la population noire de la pauvreté. Il rappelle aussi opportunément que l’ANC est parvenu au pouvoir par des négociations difficiles qui l’ont obligé à faire des compromis avec le capitalisme blanc sud-africain. A un Etat-providence qui permet aux plus pauvres de ne pas mourir de faim, il oppose une politique de « développement » qui donnerait à chacun un véritable emploi, seule option pour lutter contre la pauvreté et faire que chaque citoyen contribue activement à l’essor du pays. La conférence de Polokwane de l’ANC, en décembre 2007, où chacun a pu exprimer ses préoccupations, marquera-t-elle un tournant dans la politique économique du parti ? L’auteur l’espère, mais une telle évolution repose sur le nouveau gouvernement issu des élections d’avril 2009.

(1) Andrew Feinstein, After the Party : A Personal and Political Journey Inside the ANC, Jonathan Ball Publishers, Jeppestown (Afrique du Sud), 2007, 288 pages, 14,95 livres sterling.

(2) Paul Holden, The Arms Deal in Your Pocket, Jonathan Ball Publishers, 2008, 376 pages, 13,95 livres sterling.

(3) Ben Turok, The Evolution of the ANC Economic Policy, Institute for African Alternatives - The Africa Institute, Le Cap, 2008, 228 pages, 13,95 livres sterling.


A Mogadiscio, des "experts" privés et leurs chiens assistent la force africaine

Des membres d'une compagnie de sécurité privée sud-africaines apportent, avec leurs chiens, leur expertise militaire aux soldats de la force de paix africaine à Mogadiscio, contre la menace d'attentats à l'explosifs des rebelles islamistes.

Généralement discrets, six experts d'une société de déminage basée en Afrique du Sud, Bancroft Global Development, démontrent à des soldats ougandais la capacité de leur brigade cynophile, au quartier général de la Mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Le labrador tourne rapidement autour de la vieille Mercedes grise, portes, capot et coffre ouverts, encadrée par d'épais blocs de bétons de protection à l'entrée du camp de l'Amisom. Il renifle, mais pas d'explosifs.

Labradors ou bergers allemands, ce sont les mêmes types de chiens que ceux utilisés en Irak ou en Afghanistan. "Les chiens ne peuvent rien rater, ils sont fiables à 100%. Aucune machine ne pourrait faire ça", explique David Schoman, Sud-Africain basé en Ouganda, habillé d'un tee-shirt kaki et d'un pantalon de treillis.

Un militaire inspecte ensuite le véhicule en passant un miroir sous la voiture. "Chaque véhicule est contrôlé deux fois", précise M. Schoman.

"Nous sensibilisons les soldats ougandais aux bombes et essayons de trouver des parades, nous les assistons dans le déminage (...) Bientôt il y aura aussi des chiens au camp des Burundais. C'est parce qu'ils n'en avaient pas que les kamikazes ont pu entrer", explique le chef de projet de Bancroft International, Rocky Van Blerk.

Le contingent burundais de l'Amisom a subi une attaque suicide à la voiture piégée en février, qui a fait 11 morts et 15 blessés.

Ancien sous-officier dans l'armée sud-africaine, mais de nationalité namibienne, M. Van Blerk, la cinquantaine flamboyante, a déjà passé comme consultant en déminage quatre ans en Irak et autant en Afghanistan.

La société Bancroft - en contrat avec l'Union africaine (UA) et financée par des bailleurs de fonds internationaux - s'occupe aussi de réparer et régler les armes du contingent ougandais et d'entraîner les soldats au maniement des fusils mitrailleurs notamment, constate un journaliste l'AFP.

Les engins explosifs sont la principale menace pour les troupes de l'Amisom dont au moins la moitié des 43 hommes tués depuis le début de la mission en mars 2007 l'ont été par des bombes artisanales placées au bord des routes ou dans des voitures.

Pour l'Amisom, cet appui est essentiel parce que "l'armée ougandaise n'a pas d'expérience dans les IED (ndlr: bombes artisanales). Donc quand on s'est trouvé confronté à cette vague de bombes au bord de la route, il fallait qu'on trouve une solution. Ce sont des experts et ils nous aident beaucoup", explique le major Barigye Bahoku, porte-parole de l'Amisom.


L'Angola, 1er pays visité par le nouveau président sud-africain Jacob Zuma

Le nouveau président sud-africain, Jacob Zuma, a choisi l'Angola comme premier pays où il se rendra en visite officielle, a annoncé vendredi sa ministre des Affaires étrangères à Luanda.

La ministre, Maite Nkoana-Mashabane, se trouvait vendredi dans la capitale angolaise où elle a remis au président Jose Eduardo dos Santos une missive du chef d'Etat sud-africain exprimant son souhait de se rendre dans ce pays.

S'adressant aux journalistes à la sortie de son entretien avec M. dos Santos, la ministre a indiqué que "la première visite d'Etat du président Zuma hors d'Afrique du sud se fera en Angola avant Noël".

L'Afrique du sud, a-t-elle ajouté, souhaite renforcer ses liens économiques, techniques, scientifiques et culturels avec ce pays d'Afrique australe, membre comme elle de la Communauté de développement des pays d'Afrique australe (SADC).

Durant l'apartheid, l'armée sud-africaine combattait le gouvernement pro-communiste du Mouvement Populaire de Libération d'Angola (MPLA), qui lui-même soutenait le Congrès National Africain (ANC) dans sa lutte contre le gouvernement blanc sud-africain. Il est au pouvoir depuis la fin de l'apartheid en 1994.

M. Dos Santos a assisté à la prestation de serment de Zuma, quatrième chef d'Etat de l'Afrique du sud multiraciale, dans la capitale sud-africaine début mai.

L'an dernier, l'ancien président Thabo Mbeki s'était rendu à Luanda pour discuter de la situation au Zimbabwe avec son homologue angolais.


Raul Castro réaffirme l'appui de son pays à la reconstruction de l'Angola

Le Président des Conseils d'État et des Ministres de Cuba, Raul Castro Ruz, a réaffirmé jeudi, à Luanda, la contribution de son pays à la reconstruction de l'Angola.

Raul Castro se rejouit de la préservation de la paix, la reconstruction nationale, la consolidation de l'unité nationale et de la relance de l'économie angolaise, fruit du rôle positif que joue le Président José Eduardo dos Santos.

Selon lui, la coopération économique et sociale, qui doit etre renforcée a connu une plus grande impulsion lors de la visite de José Eduardo dos Santos à Cuba, en septembre 2007.

Raul Castro Ruz est heureux d'entamer sa visite dans la capitale angolaise, au moment où, le pays a célèbré le 48è anniversaire du début de la Lutte armée du peuple angolais contre le colonialisme.

Deux mois et demi après cette action révolutionnaire, Cuba a également connu de grandes batailles pour défendre sa souveraineté. Les 17, 18 et 19 avril, le 48è anniversaire de la grande victoire de Playa Giron face à l'agression impérialiste sera commémoré.

Le lien historique Cuba/Angola est indestructible, a fait remarquer Raoul Castro, car il est basé sur la lutte commune contre le colonialisme et l'aparthaid, sous la direction d'Agostinho Neto et de Fidele Castro. Fait qui a changé le cours des événements en Afrique australe.

La victoire des forces coalisées angolaises et cubaines contre l'armée Sud Africaine sous l'aparthaid à Kuito Kuanavale a préservé l'indépendance d'Angola, et à la Namibie d'obtenir son autodétermination et de finir avec l'aparthaid sud-africain.

"Nous sommes certains que cette visite apportera des bénéfices palpables à nos peuples qui méritent la préservation de la paix et l'encouragement au développement ", a conclu le Président Cubain.


Deux soldats sud-africains morts noyés en RDC

Deux soldats sud- africains se sont noyés en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mercredi le ministre de la Défense Charles Nqakula.

Selon des informations obtenues dans un premier temps, les deux soldats se trouvaient à bord d'un véhicule Mamba avec cinq autres soldats lorsqu'il est tombé dans une rivère près de Kitchanga mardi, a indique le bureau du ministre.

Le pont sur lequel le véhicule roulait s'est effondré.

"Cinq des sept soldats ont réussi à retrouver la sécurité à la nage, mais malheureusement deux soldats étaient coincés dans le véhicule", déclare un communiqué du ministère de la Défense.

Les corps des deux soldats ont été retrouvés. Leurs noms ne seront pas publiés avant que leurs parents ne soient informés de leur décès.

Le ministère de la Défense a fait savoir que le chef d'état- major de l'armée sud-africaine, le général Godfrey Ngwenya, avait ordonné la création d'un comité pour enquêter sur cet incident.


Coopérations renforcées en Afrique du Sud

Appuyée par des partenariats internationaux dans le cadre du programme de modernisation de la force aérienne, l'industrie locale remonte la pente.

L'édition 2008 du salon Africa Aerospace and Defence (AAD), le plus grand de son genre en Afrique, ouvrira ses portes le 17 septembre pour cinq jours d'exposition sur la base aérienne d'Ysterplaat, à proximité de la ville du Cap. Objectif affiché : faire encore mieux que l'édition 2006, qui avait réuni plus de 400 exposants et 17.000 visiteurs au cours des trois journées réservées aux professionnels. L'événement, qui a toujours fait la part belle à l'industrie de défense, devrait néanmoins voir une participation accrue de l'aéronautique civile. Cette année encore, les grands groupes aéronautiques mondiaux côtoieront les industriels locaux, bien décidés à remonter la pente après l'effondrement économique de leur secteur qui a suivi le changement de régime.

Dynamisme. Côté militaire, le dynamisme industriel sud-africain est dopé en premier lieu par l'important effort de modernisation que poursuit la force aérienne du pays (SAAF). Entamé en 1999, celui-ci impliquait notamment la commande de 26 chasseurs Saab Gripen et de 24 avions d'entraînement avancé BAE Hawk pour rénover une aviation de combat vieillissante. Une politique d'achat placée sous le signe de la coopération puisque de fortes compensations industrielles étaient attendues de la part des deux industriels européens. En 2007, ceux-ci avaient déjà réinjecté 4,8 Md$ dans l'industrie nationale, respectant ainsi un objectif fixé à mi-parcours et devant aboutir au transfert total de 8,7 Md$ à l'horizon 2012.

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SADC : l'Angola présidera le groupe des inspecteurs généraux de la défense

L'Angola sera élu président de l'Organe des inspecteurs généraux de la défense au sein de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) lors de la prochaine réunion du groupe, a rapporté dimanche l'agence de presse angolaise ANGOP.

Le général Rafael Apilinha, inspecteur général des Forces armées angolaises (FAA), a affirmé que l'organe tiendra sa prochaine conférence de mardi à jeudi de la semaine prochaine dans la capitale angolaise de Luanda. Cette rencontre de trois jours vise à évaluer les activités menées depuis sa première réunion à Pretoria, en Afrique du Sud, en juillet 2006, a fait savoir M. Apilinha, cité par ANGOP.

Selon lui, la prochaine conférence procèdera à des analyses et prendra des décisions sur les mesures concrètes en ce qui concerne les organes des inspecteurs de la défense des Etats membres de la SADC.

Quant à l'inspecteur général de l'armée sud-africaine, Mxolisi Petane, président sortant de l'Organe de la SADC, se trouve en Angola depuis vendredi.

La SADC regroupe 14 Etats membres, à savoir l'Angola, l'Afrique du Sud, le Botswana, le Lesotho, l'île Maurice, le Malawi, le Mozambique, Madagascar, la Namibie, la République démocratique du Congo, le Swaziland, la Zambie, la Tanzanie et le Zimbabwe.

La réunion biennale des inspecteurs militaires de la SADC sera tenue en Angola

La réunion biennale des inspecteurs militaires de la SADC sera tenue en Angola LUANDA, 1er août (Xinhua) -- La réunion biennale des inspecteurs militaires des pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SDAC) sera tenue du 5 au 8 août à Luanda, capitale de l'Angola, rapporte vendredi l'agence de presse officielle angolaise ANGOP.

L'inspecteur de l'armée sud-africaine, le lieutenant de corps d'armée Motxine Petane, à Luanda depuis jeudi pour préparer la réunon, a affirmé que cette conférance avait pour but dde créer un établissement qui remplacera la structure de l'Inspecteur de l'Organisation régionale.

La réunion précédente avait été tenue en 2006 en Afrique du Sud.

La SADC comprend 14 membres: Angola, Botswana, Malawi, Afrique du Sud, Tanzanie, Seychelles, Maurice, Zambie, Zimbabwe, République démocratique du Congo (RDC), Namibie, Madagascar, Lesotho et Mozambique.

Castro félicite Mandela, le "symbole le plus noble de l'humanité"

Le leader cubain Fidel Castro a adressé à son ami sud-africain Nelson Mandela, un message de félicitations pour ses 90 ans, dans lequel il le qualifie du "symbole le plus noble de l'humanité".

Dans un texte publié dimanche par le quotidien cubain Juventud Rebelde, mais rédigé vendredi, jour anniversaire de Mandela, il rappelle ses 27 années d'emprisonnement et l'assure que "ni la calomnie, ni la haine n'ont pu entamer ta résistance d'acier".

Fidel Castro, qui fêtera bientôt ses 82 ans, dont deux loin du pouvoir en raison de sa santé, entretient une forte amitié avec Mandela, qui reconnaît que la défaite de l'armée sud-africaine en Angola par les troupes cubaines, a contribué à la chute du régime de l'apartheid en Afrique du Sud.

"Tu a su résister et, sans le savoir ni le vouloir, tu est devenu le symbole le plus noble de l'humanité", écrit Castro à Mandela.

Et il ajoute : "tu vivras dans la mémoire des générations futures, et avec toi les Cubains qui sont tombés en défendant la liberté de leurs frères sur d'autres terres du monde".

Mandela a reçu les hommages de nombreuses personnalités politiques parmi lesquelles le président des Etats-Unis George W. Bush, et le candidat démocrate, Barack Obama.


Destruction d'un dépôt de matériels de guerre à Kuando Kubango

Les Forces Armées Angolaises (FAA) ont récemment détruit un dépôt des matériels de guerre près de la source de la rivière Namoma, à Mavinga, dans la province de Kuando Kubango (sud-est), a appris l'Angop mardi.

Selon un communiqué de l'armée parvenu à l'Angop, à Kuando Kubango, le dépôt qui a été détruit le 5 juin dernier contenait 14 charges de grenades, 94 mortiers de 81 mm, 64 munitions de 14,5; 89 projectiles de RPG -7 et huit de 81 mm, entre autres.

Cette région était le scénario de plusieurs et grandes batailles durant le conflit armé, notamment la bataille de Cuito Cuanavale, du 12 au 20 janvier 1988, opposant les militaires angolais, épaulés par des Cubains, aux combattants de l'UNITA soutenus par l'armée sud-africaine.


Réussite des opérations sud-africaines pour enrayer les violences xénophobes (chef de l'armée)

Réussite des opérations sud-africaines pour enrayer les violences xénophobes (chef de l'armée) JOHANNESBURG, 30 mai (Xinhua) -- Les opérations menées jusqu'à présent pour enrayer les violences xénophobes se sont déroulées avec succès, a déclaré vendredi le chef de l'armée sud-africaine, le général de corps d'armée, Solly Shoke.

S'exprimant lors d'une conférence de presse, il a informé que des soldats ont été déployés aux côtés de la police dans le Gauteng et les opérations conjointes se sont déroulées avec succès.

Cependant, il a ajouté que l'armée est prête à déployer d' autres soldats si nécessaire.

« Nous ferons tout ce qui est possible pour soutenir la police dans leurs actions pour stabiliser et normaliser la situation le plus rapidement possible, » a-t-il indiqué.

L'armée a été déployée sur les instructions du président Thabo Mbeki pour soutenir la police dans ses opérations, et ceci pour contrôler les violences xénophobes.

Le général Shoke a précisé que le déploiement de l'armée a été limité au Gauteng.

Il a ajouté que l'armée a également fourni des centaines de tentes aux déplacés étrangers.

Arsenal naval. Hier, un hélicoptère survolait la dernière acquisition de l’armée...

Arsenal naval. Hier, un hélicoptère survolait la dernière acquisition de l’armée sud-africaine. C’est le dernier sous-marin fourni par la compagnie maritime allemande Thyssen Krupp.

afrique du sud


AfSud - L'armée intervient avec la police dans les townships

L'armée sud-africaine est intervenue pour la première fois jeudi aux côtés de la police dans les townships de Johannesburg afin de prévenir de nouvelles attaques contre les immigrés.

Des hélicoptères ont survolé le faubourg d'Alexandra et les militaires ont épaulé les policiers lors de perquisitions menées dans la matinée dans des hôtels dortoirs de la périphérie de la capitale économique du pays.

Des armes et des munitions ont été saisies et 28 hommes ont été arrêtés, a annoncé la police qui s'efforce de déterminer s'ils ont pris part à la vague de violence xénophobe.

Les attaques contre la population immigrée des quartiers pauvres - zimbabwéens et mozambicains pour la plupart - ont commencé le 11 mai à Alexandra et fait 42 morts et plus de 15.000 sans-abri, selon le gouvernement.

Le gouvernement mozambicain a fait savoir jeudi que 10.000 de ses ressortissants avaient été rapatriés à bord d'autocars affrétés par les autorités.

La flambée de violence nourrit la polémique au sein de la classe politique sud-africaine. Le vice-président du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) a critiqué la lenteur de la réaction de la police aux premiers incidents.

"Nous sommes confrontés à l'un des événements les plus laids de l'après-apartheid", a estimé Kgalema Motlanthe.

En visite à Paris, le président de l'ANC, Jacob Zuma, a dénoncé une "activité criminelle organisée" dont les auteurs "enflamment et manipulent les habitants de ces quartiers".

Le ministre de la Sécurité, Charles Nqakula, a refusé le lien établi par certains entre les violences et un échec du gouvernement à réduire la pauvreté, ou l'idée que les actions anti-immigrés seraient orchestrées à des fins politiques.

"Il y a des lacunes dans la fourniture de services, des lacunes dans nos actions mais cela ne justifie pas le recours à la violence", a-t-il ajouté.

Le chef de l'opposition du Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, qui se trouve depuis plusieurs jours en Afrique du Sud, s'est rendu jeudi à Alexandra où il a rencontré des compatriotes réfugiés dans un commissariat.

L'Afrique du Sud compte environ cinq millions d'immigrés sur une population totale de 50 millions.

La politique de l'armée sur le VIH jugée illégale

La Haute cour sud-africaine de Pretoria a jugé que la politique des forces armées consistant à exclure les personnes séropositives du recrutement, de la promotion et du déploiement à l'étranger était anticonstitutionnelle.

« Cette affaire ne concerne pas la pertinence du VIH dans un contexte militaire », a argumenté Gilbert Marcus, l'un des principaux avocats. « L'affaire concerne l'exclusion du recrutement, du déploiement et de la promotion des personnes vivant avec le VIH, sans qu'aucun examen individuel de leur état de santé n'ait été mené ».

La plainte contre la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF), qui pourrait établir un précédent pour les forces armées à l'échelle internationale, a été déposée par le Syndicat sud-africain des forces de sécurité (SASFU), une organisation représentant les employés de la SANDF, et par deux hommes qui s'étaient vus refuser le déploiement et des opportunités d'emploi en raison de leur séropositivité.

M. Marcus, qui défendait les deux hommes et le syndicat, a affirmé qu'environ 25 pour cent des employés de la SANDF étaient séropositifs.

Au centre de l'affaire se trouvait la politique actuelle de la SANDF, qui interdit aux personnes séropositives d'être recrutées en son sein, promues ou employées à l'étranger. Les avocats représentant le SASFU et les deux hommes ont argumenté que cette politique était incompatible avec celle définie par le gouvernement.

La SANDF a concédé que sa politique était anticonstitutionnelle et a dit que cette politique, de même que la classification sanitaire utilisée pour justifier l'interdiction, était déjà en cours de révision.

Le juge de la Haute cour Roger Claassen a donné six mois à la SANDF pour présenter à son institution une nouvelle politique qui prendrait en compte des indicateurs de santé individuels tels que le CD4 (qui permet d'évaluer la résistance du système immunitaire d'une personne séropositive) et les niveaux d'aptitude générale du personnel.

La politique devra aussi être approuvée par des juristes du AIDS law project (ALP), une organisation non lucrative sud-africaine spécialisée dans la défense des personnes vivant avec le VIH/SIDA face aux problèmes de discrimination, et qui a aidé le SASFU et les hommes à porter l'affaire devant la justice.

Le juge a statué que Sipho Mthethwa, l'un des plaignants et employé de la SANDF, expert en armement et chargé de l'entraînement physique, devrait être autorisé à se déployer avec son unité pour une période de quatre mois, dans le cadre de sa prochaine mutation.

Définir les standards

En Afrique australe, la Zambie impose toujours une interdiction sur le VIH dans ses forces armées, alors que le Botswana et la Namibie ne le font pas.

Le directeur exécutif de l'ALP, Mark Heywood, a expliqué que son organisation combattait cette interdiction dans les rangs de l'armée depuis 13 ans, et a émis l'espoir que cette affaire puisse créer une jurisprudence pour les autres militaires dans la région et dans le monde.

« Le gouvernement est un important employeur », a dit M. Heywood. « Ce n'est pas comme si tout le monde aimait le combat, c'est que pour beaucoup de gens, l'armée est un emploi ».

Le deuxième plaignant, qui a préféré rester anonyme et s'est vu refuser un emploi dans la SANDF à cause de sa séropositivité, a dit que « le plus dur dans cette affaire, c'était de ne pas être accepté, de [se voir refuser] de faire quelque chose que tu veux vraiment faire [rejoindre les rangs de l'armée] simplement à cause d'une chose, cette chose étant d'être séropositif. C'est pour cela que j'ai décidé d'aller en justice et de me battre ».

La finalisation du recrutement des personnes séropositives sera certainement suspendu jusqu'à ce que la nouvelle politique ait été élaborée, mais la décision du juge Claassen a aussi garanti au deuxième plaignant un emploi immédiat.


Afrique du Sud: l'armée assignée pour discrimination des malades du sida

Un syndicat de militaires sud-africains va assigner les forces armées en justice jeudi pour discrimination envers leurs personnels contaminés par le virus du sida, a-t-il annoncé mercredi.

Le Syndicat des forces de sécurité sud-africaines (SASFU) accuse la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) de faire de la discrimination envers les séropositifs en refusant de les employer, de leur accorder des promotions ou de les envoyer en poste à l'étranger.

"Ils appliquent une politique de dépistage obligatoire. Etre séronégatif est indispensable pour obtenir un emploi dans la SANDF", a dénoncé le vice-président du SASFU, Charles Jacobs.

Il a ajouté que les personnels de l'armée devaient se soumettre à un test obligatoire lors de leur examen de santé annuel et à chaque fois qu'ils postulaient pour une promotion ou un poste d'expatrié.

Selon M. Jacobs, l'Afrique du Sud est le seul pays au monde où l'armée applique de telles mesures "anticonstitutionnelles".

Avec plus de 5,5 de ses 48 millions d'habitants contaminés, l'Afrique du Sud est le pays le plus touché par le sida.

Selon l'association Aids Law Project (ALP), qui milite pour le respect des droits des malades du sida et représente le SASFU devant le tribunal de Pretoria, le ministère de la Défense estime que l'armée est un environnement trop dur pour les séropositifs, qui en 2004 représentaient 35% de son personnel.

"L'argument de ne pouvoir employer quelqu'un qui est séropositif est une mauvaise excuse utilisée depuis longtemps par les employeurs", a dénoncé Nonkosi Khumalo, chercheuse pour ALP, lors d'une conférence de presse à Johannesburg.

"Le problème est là. Ils n'ont pas trouvé de meilleure solution pour le résoudre", a-t-elle déploré.

Le SASFU et l'ALP arguent que les séropositifs peuvent occuper les mêmes fonctions que des personnels non contaminés pendant des années, s'ils disposent d'un traitement médical approprié.


Afrique du Sud : le nombre de morts dans un exercice de tir s'élèveà dix

Afrique du Sud : le nombre de morts dans un exercice de tir s'élèveà dix JOHANNESBURG, 13 octobre (XINHUA) -- Le bilan d'un accident lors d'un exercice de tir de l'armée sud-africaine s'est élevé à dix après la mort d'un soldat blessé samedi dans un hôpital de Bloemfontein, a annoncé la Force de défense nationale sud- africaine (SANDF).

Quatorze autres soldats blessés lors de l'accident, considéré comme le pire dans l'histoire de l'armée sud-africaine durant plus de 30 ans, restent à l'hôpital, a fait savoir le porte-parole de la SANDF, Kwena Mangope.

Il a précisé à l'agence de presse SAPA que le soldat qui se trouvait dans un état critique est décédé samedi dans l'après-midi.

Un total de 24 soldats participaient à un exercice de tir d'arme MK5 de calibre 35mm, quand l'accident est survenu vendredi aux environs de 09H00 (07H00 GMT).

Huit soldats ont été tués sur-le-champ, et un neuvière soldat, une femme, est décédée quelques moments après qu'elle eut été transportée par avion dans un hôpital de Bloemfontein, vendredi.


Neuf soldats tués lors d'un exercice en Afrique du Sud

Neuf soldats ont été tués accidentellement vendredi pendant un exercice de tir au canon anti-aérien, sur une base militaire du centre de l'Afrique du Sud.

"Je peux confirmer que neuf de nos hommes sont morts, 15 ont été blessés et transférés dans plusieurs hôpitaux des environs de Bloemfontein (chef-lieu de la province du Free State)", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF), le général Kwena Mangope.

"Nous attendons encore les détails, mais nous savons qu'il s'agissait d'un exercice, un entraînement annuel auquel participaient 27 soldats", a-t-il ajouté.

Lors de tels exercices, "nous utilisons diverses armes. Là, il s'agissait d'un canon anti-aérien MK5 de calibre 35 mm", a précisé ce porte-parole.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l'accident, survenu vers 09h00 locales (07H00 GMT) sur l'immense base de Lohatla, qui s'étend sur 1.580 km2 --taille de la capitale Pretoria-- à l'ouest de Kimberley (province du Northern Cape).

Selon la radio privée 702, citant des témoins, l'accident a été causé par le mauvais fonctionnement d'un canon.

Un porte-parole du ministère de la Défense, Sam Mkhwanazi, a souligné qu'il n'était pas encore possible de préciser s'il y avait eu erreur humaine ou problème technique.


L'Africom crée des partenariats et favorise l'autonomie

Des responsables américains réagissent aux critiques de ce nouveau commandement des États-Unis.

Le rôle précis du Commandement que l'armée des États-Unis a récemment créé pour l'Afrique consistera à établir des partenariats durables pour livrer l'aide humanitaire et à faciliter l'autonomie en aidant les pays africains à bâtir des démocraties fortes et efficaces.

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Six navires de l'OTAN entament un tour d'Afrique de trois mois

Six navires de l'OTAN vont effectuer trois mois durant sous commandement américain une tournée autour du continent africain, une première pour l'Alliance, a annoncé mercredi le ministère néerlandais de la Défense.

La mission des six navires, appartenant aux marines néerlandaise, canadienne, allemande, danoise, portugaise et américaine, "doit montrer que l'Alliance est opérationnelle à tout moment partout dans le monde", précise le ministère dans un communiqué.

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les empoisonneurs

Si Wouter Basson, cerveau du programme bactériologique et chimique (CBW) de l'ancien régime blanc de Pretoria, était plus connu sous le surnom de « Docteur de la mort », c'est que le rêve de ce médecin militaire à l'imagination exacerbée était de trouver des solutions médicales aux problèmes politiques. Des tee-shirts empoisonnés, pour éliminer les opposants, aux vaccins destinés à stériliser la population noire, rien n'était trop beau pour remplir sa mission. «Non. Je ne suis pas un monstre . Tous ceux qui me connaissent vous le diront. C'est vrai que tout le monde me prend pour tel. C'est n'importe quoi !  » Voilà ce que déclarait Wouter Basson dans la presse sud-africaine le 7 mars dernier. Dans un entretien exceptionnel, celui qui ne s'exprime jamais continuait à plaider non coupable : « Je maintiens que je n'ai jamais rien fait d'illégal, ni d'immoral. Mes recherches étaient, sous le précédent gouvernement, parfaitement éthiques.

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Bouaké zone rouge

Revirement ! Les 732 soldats du contingent marocain de l'ONUCI stationné à Bouaké, au coeur de l'ex-rébellion, ne seront plus écartés de la sécurisation de la manifestation du 30 juillet prochain. Ils feront partie de ces soldats des forces impartiales qui occuperont le troisième cercle.

Selon une information de source diplomatique, les responsables de l'ONUCI ont mis un peu d'eau dans leur vin en revoyant leur position un peu trop tranchée de départ. "Ils continuent de faire leur travail de tous les jours. D'ailleurs, ils travaillent de concert avec les Fanci dans la préparation de la fête du 30 juillet prochain. Ce qu'ils ne peuvent plus faire, puisque l'enquête continue, ce sont un certain nombre de choses dont je ne peux rien dire ici. Je puis vous dire, cependant, qu'ils ne pourront plus prendre de permission et autres comme par le passé", explique le diplomate onusien.

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L'inspecteur général de l'armée sud-africaine attendu à Luanda

Une délégation des forces de défense de l'Afrique du Sud, conduite par son inspecteur général, le lieutenant général Mxolisi Petane entame samedi, à Luanda, une visite de travail dans le cadre du renforcement des relations bilatérales dans le secteur de l'inspection militaire au niveau de deux pays.

Pendant huit jours, la mission sud-africaine aura des entretiens avec l'inspecteur général des Forces armées angolaises (FAA), le général Rafael Sapilinha, avec qui elle abordera des questions relatives à l'inspection et l'audit, ainsi que la coopération avec les élements informatifs de grande importance technique pour le perfectionnement des systèmes d'inspection.

Elle analysera également les aspects liés aux institutions militaires et son interconnexion, plan et organisatiom des activités d'inspection, de la formation des cadres dans diverses spécialités.

Le programme de la visite prévoit des rencontres avec le ministre de la Défense nationale, le général Kundi Payhama, le chef d'etat-major général des FAA, le général Francisco Pereira Furtado, et le chef d'Etat-Major de la force terrestre, le général Jorge Barros "Nguto".

La délégation sud-africaine visitera l'Institut Supérieur d'Enseignement Militaire (ISEM), les ateliers généraux de Réparation (OGR) des FAA, basés à Luanda, ainsi qu'un déplacement de 48 heures dans la province de Cabinda, à l'extrême Nord-ouest du pays.

La visite de l'Inspecteur général des Forces Sud-africaine, Mxolisi Petane, est une retribution d'une autre effectuée par son homologue angolais, le général Sapilinha, en janvier dernier.


Le ministre sud-africain de la Défense compte visiter

Le ministre Sud-africain de la Défense, M. Lekota a manifesté mercredi, à Pretória, en Afrique du Sud, l'intention de visiter l'Angola en Mars prochain, pour le renforcement des relations bilatérales de coopération, dans le domaine de la Défense.

M. Letoka a tenu ces propos lors de l'audience qu'il a concédé à l'inspecteur général des Forces Armées Angolaises (FAA), le général Rafael Sapilinha "Sambalanga", qui séjourne en Afrique du Sud, en visite de travail depuis lundi.

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Visite de la délégation angolaise d'inspection à la base logistique

La délégation d'Inspection générale des Forces Armées Angolaises (FAA), conduite par son titulaire, le général Rafael Sapilinha, qui séjourne à Pretória depuis lundi, a visité mercredi, la base centrale logistique de l'Armée Sud-africaine.

Dans cette importante base militaire de fourniture et support logistique des unités opérationnelles des quatre branches militaires de ce pays, notamment, la Force Terrestre, la Force Aérienne, la Médecine Militaire et la Force Navale (Marine de Guerre), le général Sapilinha, accompagné de son homologue sud-africain, le Lieutenant-général Mxolisi Petane, a été informé du fonctionnement du système organisatif logistique des troupes.

Selon les explications d'un officier de l'armée de terre, le gouvernement central sud-africain a une logistique active pour maintenir le support total et efficient de ses soldats.

La délégation angolaise a également visité la fabrique d'armement Denel Land Systems, spécialisée à la fabrication d'équipement d'infanterie et d'artillerie.

Au cours de la visite, qui termine samedi, la délégation angolaise a été reçue par diverses autorités du gouvernement de ce pays, notamment de l'Etat-Major de la Marine sud-africaine et par l'inspecteur général des Forces armées.

Le général sapilinha est accompagné par les attachés militaires de l'Afrique du Sud accrédité en Angola, le colonel S.B. Baartman, et celui d'Angola en Afrique du Sud, le Lieutenant-général Fernando João da Rosa "Petty".

Ce jeudi, la délégation angolaise se rendra à la ville du Cap, pour une visite de 48 heures, pour inspecter les installations du chantier naval de la Marine de Guerre sud-africaine et la prison de Robben Island, où l'ancien président Nelson Mandela avait été emprisonné pendant 26 ans.


L'Afrique du Sud veut relancer son aéronautique

Plus gros salon aéronautique d'Afrique, l'Africa Aerospace and Defence s'est déroulé cette année dans la ville du Cap, sur la base militaire d'Ysterplaat. Situé sur les versants des Montagnes Tables, le Salon a réuni cette année plus de 400 exposants venus de 25 pays. Durant ces 5 jours, dont 2 étaient ouverts au public, les principaux acteurs aéronautiques mondiaux ont partagé la vedette avec l'industrie locale, qui entend bien profiter des accords de coopération noués lors de l'achat de matériels de défense à l'Europe : Gripen à Saab, A400M à Airbus, A109 et Lynx 300 à AgustaWestland, Hawk à BAE Systems, etc.

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EXPOSITION INTERNATIONALE D’ARMEMENTS AU CAP (AFRIQUE DU SUD) AVEC LA PARTICIPATION RUSSE.

L’exposition internationale d’ armements Africa Aerospace and Defense, s’est ouverte mercredi au Cap (Afrique du Sud). La Russie est représentée par la compagnie nationale d’ exportation d’armements Rosoboronexport. La plus grande exposition africaine de matériels de combat pour toutes les armées se déroule à la base militaire d’Eisterplaat, près du Mont Table.

Elle a accueilli plus de 400 exposants de 25 pays, 22.000 hommes d’ affaires ont annoncé leur intention de visiter l’exposition.

Le ministre sud-africain de la Défense Mosiuoa Lekota a souligné que la principale mission des forces armées d’Afrique du Sud consiste maintenant à mener les opérations de maintien de la paix sur le continent noir. La paix et la stabilité, c’est la base pour un développement économique durable de l’Afrique, a-t-il déclaré. Les nouvelles options choisies par l’armée sud-africaine sont la flexibilité, la mobilité et la capacité de pénétrer dans n’importe quel coin du continent.

La Russie participe à l’exposition pour la quatrième fois. L’avion de chasse multifonction Su-30 MK sera « le clou » du stand russe. Au total les entreprises russes présenteront 250 armements et de matériels de guerre.


Le vice-ministre de la Défense satisfait de la coopération avec la marine sud-africaine

Le vice-ministre de la Défense chargé de l'Administration et finances, Félix Matias, s'est dit jeudi, à Luanda, satisfait de l'établissement et du renforcement des liens de coopération et d'amitié entre les marines de guerre d'Angola et d'Afrique du Sud.

"Je suis très sensibilisé avec la coopération qui s'etablit au niveau de cette branche", a dit le vice-ministre angolais, lors de son entretient avec une délégation sud-africaine, conduite par son commandant, Jahannes Mudimu, en visite officielle en Angola.

Félix Matias, qui représentait le ministère angolais de la Défense, Kundi Paihama, a souligné que la coopération dans le domaine militaire, dans le chapitre politique ou diplomatique donne confiance aux pays africains.

"Autrefois, on pensait que les militaires ne devaient pas se mêler de la politique, ni de la diplomatie. Mais, de nos jours nous remarquons que cette forme de coopération exige notre attention", a-t-il indiqué, avant de dire que la "marine est une branche importante".

À son tour, Jahannes Mudimu a expliqué le processus de modernisation en cours au sein de l'Armée sud-africaine, notamment son rééquipement dans des moyens de haute technologie.

"Nous attendons une occasion pour que des jeunes officiers de la Marine de Guerre angolaise puissent visiter et avoir de contact avec le matériel", a affirmé le militaire sud-africain.

Il a, d'autre part, défendu la nécessité de mettre en oeuvre des mécanismes d'identification de tout ce qui se passe "dans nos mers", afin d'assurer le contrôle du terrorisme et de tout type de trafic dans les mers de la région.

Dans la coopération bilatérale, a-t-il ajouté, les deux parties se sont convenues d'exploiter toutes possibilités, visant à potentialiser les deux marines, avec des fusiliers marins, des plongeurs, des navigateurs et des officiers de direction.

La délégation de la Marine de Guerre de l'Afrique du Sud qui séjourne à Luanda depuis le 29 juillet, visite ce jeudi des sites touristiques de la capitale angolaise.

Cette délégation a déjà visité le Commandement de la Zone Maritime-1, dans la province du Zaire, ainsi que l'Ecole de fusiliers marins, située dans la province de Bengo, à 180 km au norte de Luanda.


La délégation angolaise reçue par le chef d'État-major de l'Armée sud-africaine

La délégation angolaise qui a participé à la première conférence d'inspecteurs généraux des Forces armées des pays membres de la SADC, à Pretoria, en Afrique du Sud, a été reçue vendredi par le chef d'État-major des Forces de Défense nationale de ce pays, le général Godlfrey Ngwenya.

Au cours de la rencontre, le général Godlfrey Ngwenya a exprimé ses remerciements aux autorités angolaises de l'aide accordée au Congrès National Africain (ANC), dans la lutte armée contre, alors le régime ségrégationniste de l'Afrique du Sud.

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Le chef d'état-Major de l'Armée Sud-Africaine à Cunene

Le chef d'état-Major de l'Armée Sud-Africaine, le lieutenant Solly Zacharia Shoke, en séjour en Angola depuis dimanche dernier, a effectué mardi une visite de travail dans la province de Cunene, dans le sud du pays.

Cette visite, la deuxième, après celle de Cabinda, dans l'extrême-nord de l'Angola, s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération et d'échange d'expérience entre les armées angolaises et sud-africaines.

Solly Zacharia s'est fait accompagner du chef d'état-Major adjoint de l'Armée angolaise, le général Jorge Barros "Nguto", et les hauts gradés des Forces Armées angolaises et sud-africaines


Jacob Zuma, héros déchu de la lutte contre l'apartheid

EN JUIN 1999, Jacob Zuma devenait vice-président de la République sud-africaine. En octobre 2005, il était inculpé de fraude et de corruption. Mais c'est pour se défendre contre d'autres allégations, de viol et d'agression sexuelles, qu'il se présentera au Tribunal le 11 février prochain. La chute est vertigineuse. Jamais un héros anti-apartheid de cette trempe n'avait connu une telle dégringolade. Jacob Zuma, 63 ans, n'est pas n'importe qui. Cet autodidacte, emprisonné pendant dix ans à Robben Island, l'île prison où fut également incarcéré Nelson Mandela, est l'ancien chef des services secrets de l'ANC. Il a joué un rôle clé au sein de la lutte clandestine contre le régime d'apartheid. Sans lui, personne n'aurait ramené la paix au Kwazulu-Natal, écartelé dans les années 80 entre l'ANC et le parti zoulou Inkhata de Mangosuthu Buthelezi.

Fidèle parmi les fidèles, Zuma avait ensuite soutenu Mbeki dans la course à la succession de Nelson Mandela contre le très populaire leader syndical Cyril Ramaphosa. Pour le récompenser, il avait été choisi vice-président. Et voilà que Zuma, l'homme du peuple, l'orateur presque trop charmeur, est inculpé de viol. «Je souhaite clairement indiquer que je suis innocent», déclarait-il en novembre lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Johannesburg. Une jeune femme de 31 ans, amie de la famille, l'accuse d' «agression sexuelle». Pot de vin L'accusation aurait pu être étouffée si l'homme n'était pas déjà au banc des accusés pour une affaire tout aussi scabreuse. Le numéro 2 de l'ANC est soupçonné d'avoir perçu 160 000 euros de son conseiller financier, Schabir Shaik. L'affaire, qui sera jugée le 31 juillet à Durban, implique une société française. L'influence politique de Zuma aurait bénéficié en 1998 à Thalès, une filiale de Thomson-CSF. Le géant français de l'électronique avait été choisi pour équiper des corvettes de l'armée sud-africaine. Deux ans plus tard, Thalès aurait accepté de verser un pot de vin annuel de 62 500 euros à Zuma. Le 31 juillet prochain à Durban, les deux filiales sud-africaines, Thint Holding et Thint, seront au banc des accusés aux côtés de Jacob Zuma.


THREE SOLDIERS ARRESTED FOR SHOOTING ZIMBABWEANS

Three soldiers were arrested on Friday morning for shooting and wounding four Zimbabweans near Musina, Limpopo police said.

Superintendent Ailwei Mushavhanamadi said the men were travelling on Tshipise and Republic roads near the N1 close to Musina when they spotted a car.

"The SANDF members tried stopping the car for no apparent reason. The driver of the vehicle drove on.

"Then, the men took out guns and started shooting at them. Two adults and two children were wounded," Mushavhanamadi said.

Those injured in the party of eight were taken to hospital. Two R4 rifles were found on the scene.

Mushavhanamadi said the suspects would appear in court soon.


L'appareil militaire sud-africain pourrait servir de modèle

L'intégration de membres de factions jadis antagonistes en est la clé, souligne un universitaire.

- Selon le professeur Stephen Burgess, attaché au département " stratégie et sécurité internationale " de l'École de hautes études de l'armée de l'air des États-Unis, l'Afrique du Sud pourrait servir de modèle lorsqu'il s'agit de faire participer l'armée d'un gouvernement jadis ségrégationniste à la reconstruction politique qui suit le règlement d'un conflit.

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L'Allemagne reconnaît avoir commis des génocides dans le Sud-Ouest Africain

Afin "d'être en règle avec leur conscience" les Autorités Allemandes viennent de reconnaître que les exactions commises par les troupes allemandes contre les peuples Herero, Nama et Damara dans le Sud-Ouest Africain, actuelle Namibie, peuvent être qualifiées "de génocide" ; les campagnes militaires allemandes ont en effet exterminé près de 90 000 personnes avant 1908.

La Namibie a été colonisée par l´Empire Prusse devenue l´Allemagne.

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L'armée sud-africaine en guerre contre le sida

L'armée sud-africaine livre aujourd'hui une véritable "guerre" au HIV-sida qui touche 23% de ses effectifs et handicape sa capacité à participer à des missions de maintien de la paix à  l'étranger, a affirmé un médecin militaire mardi au premier jour d'une conférence nationale sur le sida à Durban (est).

"Au plan de la santé militaire, nous menons une guerre, une guerre humaine. Nous sommes confrontés à un ennemi terrible - le virus HIV et le sida", a déclaré le général de brigade Pieter Oelofse, directeur des services médicaux de l'armée sud-africaine.

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Un prototype de télémédecine pour l'armée sud africaine

L'armée sud africaine s'équipera en télémédecine si le prototype mis au point par le Medical Research Council et l'institut de défense Armscor est approuvé. Officiellement lancé à l'hôpital militaire Wynberg au Cap, le prototype qui a coûté 327.000 EUR, est un laboratoire installé à l'intérieur d'un conteneur où trois techniciens médicaux peuvent travailler simultanément. Une antenne sur le toit du conteneur assure une communication satellitaire bidirectionnelle, y compris par visioconférence. Le conteneur dispose d'un générateur d'électricité, d'eau froide et chaude, d'air conditionné, d'un réceptacle d'eaux usées et d'une batterie de secours. Les équipements médicaux, contrôlés par ordinateur, permettent des analyses histopathologiques, dermatologiques, chimiques, hématologiques et microbiologiques. Les échantillons sont dotés de codes barres pour faciliter leur suivi.

Le prototype dispose d'une centrifugeuse, de deux microscopes optiques (10X à 100X), d'un réfrigérateur et d'un congélateur. Optionnellement, un microscope et un analyseur automatisés télécommandables peuvent être embarqués.

L'ensemble pèse 4,7 tonnes et peut être transporté par avion, le laboratoire nécessitant 45 minutes pour devenir opérationnel après son débarquement. Il serait destiné aux forces sud africaines ainsi qu'aux populations rurales isolées dans ce pays à forte variabilité de la densité de peuplement.


La ville des mercenaires sera rasée.

Pomfret, une garnison fantôme dans le désert du KalahariEn Afrique du Sud, une ville de 6 000 habitants va être rasée. Pomfret abritait d'anciens soldats du régime de l'apartheid reconvertis dans le mercenariat.Pomfret est une ville de garnison fantôme sur les franges sud du Kalahari. Dans quelques semaines, la cité minière va être rasée et les quelques milliers d'hommes et de femmes qui la hantent depuis 1989 devront de nouveau s'exiler.

Ces Angolais et leurs familles avaient déjà fui le régime communiste en 1975. Enrôlés dans l'armée sud-africaine, ils sont restés stationnés dans le nord de la Namibie pendant quatorze ans. Le temps de former l'une des plus redoutables unités d'infanterie au monde, le 32e bataillon. « L'insigne de l'unité était une tête de buffle ; on le portait sur nos bérets camouflés, raconte Peter Williams, un ancien capitaine du 32e. On nous appelait les Buffalo. On s'est battus jusqu'à l'indépendance de la Namibie. Ensuite, on nous a rapatriés en Afrique du Sud et installés  Pomfret. » Le 32e bataillon, dont la lingua franca était le portugais, a débarqué, avec ses armes, ses familles et ses morts, dans une Afrique du Sud en pleine mutation.

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Bruxelles et Pretoria s'entendent sur une commission mixte et la RDC

L'Afrique du sud et la Belgique ont signé mardi trois accords visant à renforcer les relations entre leurs deux gouvernements, au second jour de la visite officielle du président sud-africain Thabo Mbeki à Bruxelles, dominée par la situation dans la région des Grands Lacs.

Ce renforcement des contacts passera par la création d'une commission mixte co-présidée par les ministres des Affaires étrangères belge et sud-africain ou les directeurs généraux des deux ministères, indique le texte. Il a été signé par les chefs de la diplomatie des deux pays, Nkosazana Dlamini-Zuma et Karel De Gucht, en marge d'une rencontre entre M. Mbeki, accompagné par plusieurs de ses ministres, et plusieurs membres du gouvernement fédéral. M. Mbeki et le Premier ministre Guy Verhofstadt ont pour leur part signé une "déclaration d'intention" sur le même sujet alors que, plus tôt dans la journée, les ministres de la Défense de deux pays, Mosiuoa Lekota et André Flahaut, avaient conclu un "arrangement technique" ouvrant la voie à un renforcement de la coopération militaire entre Pretoria - intéressée par l'expérience belge en matière de maintien de la paix - et Bruxelles.

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Airbus vise un contrat de $800 mlns avec l'armée sud-africaine.

La division militaire d'Airbus espère vendre à l'armée de l'air sud-africaine huit appareils pour un montant de 800 millions de dollars, a annoncé mercredi un responsable du constructeur aéronautique européen.

Richard Thompson, vice-président des activités commerciales d'Airbus Military, a ajouté à des journalistes que si l'Afrique du Sud choisissait de faire l'acquisition du nouvel A400M, des sous-traitants locaux seraient chargés de fournir certains composants à la flotte.

L'Afrique du Sud a jusqu'à la fin de l'année pour prendre une décision, a précisé Thompson.

Le pays a signé en 1999 un accord avec des sociétés britanniques, françaises, allemandes, sud-africaines, italiennes et suédoises pour fournir à son armée, pour un total de 6,64 milliards de dollars, des navires militaires, des hélicoptères, des sous-marins et des avions de chasse.


RUSSIE – RSA : UNE SOCIETE RUSSE PARTICIPERA A L’APPEL D’OFFRES POUR L’ACHAT DE CHARS PAR L’ARMEE SUD-AFRICAINE.

Une entreprise russe participera à un appel d’offres que se propose de lancer le ministère sud-africain de la Défense à l’achat de chars de combat, a annoncé mercredi à ITAR-TASS un membre de la délégation russe arrivée à Pretoria pour participer à l’exposition internationale Africa Aerospace and Defence 2004.

Selon lui, Ouralwagonzavod participe pour la première fois à l’exposition en vue d’avoir des négociations et de préciser les exigences de l’Afrique du Sud envers ce char. Des consultations préliminaires entre l’entreprise russe et les responsables de la RSA se sont tenues au printemps dernier sur les conditions avancées par le comité de l’appel d’offres. Ouralwagonzavod présentera pour cet appel d’offres son char T-90 modernisé en conformité avec les exigences du client.

L’armée sud-africaine a l’intention d’acheter les nouveaux chars pour remplacer les chars Olifant dont disposent aujourd’hui ses forces terrestres. Des négociations sont également en cours, dans le cadre de l’exposition, en vue de la modernisation et de la réparation des chars T-55 et T-62 dont sont armées les troupes angolaises.


L'armée sud-africaine

L'armée sud-africaine, qui est l'une des armées les plus professionnelles d'Afrique, s'acquitte bien de sa tâche en matière de maintien de la paix dans des pays tels que le Burundi, mais son acquisition peu judicieuse de certains systèmes d'armes (elle aurait probablement pu acquérir plus d'aéronefs et moins de sous-marins) et le taux élevé de séropositivité chez ses soldats vont avoir des répercussions graves sur ses moyens d'action.


L'Afrique du sud va envoyer des "observateurs" à Kisangani

L'Afrique du sud s'est engagée mardi à envoyer une "équipe d'observateurs" militaires à Kisangani (est de la République démocratique du Congo, RDC), où la Belgique a entrepris de former une brigade "unifiée" de la nouvelle armée congolaise, mais sans encore se joindre à cette mission. "J'ai pris la décision qu'il serait important pour nous d'envoyer une équipe d'observation à Kisangani, pour voir (ce que font les Belges) et formuler des recommandations", a affirmé le ministre sud-africain de la Défense, Mosiuoa Lekota, à l'issue d'un entretien au Cap avec son homologue belge, André Flahaut. La Belgique a été sollicitée par le gouvernement de transition au pouvoir à Kinshasa pour l'aider à former cette première brigade unifiée - c'est à dire formée de contingents fournis par les anciens belligérants rass emblés au sein des institutions de transition en vertu d'un accord de paix et de partage du pouvoir destiné à mettre fin à la guerre civile. Elle a pris la tête de l'opération "Avenir", qui a débuté la semaine dernière par l'envoi des 89 premiers militaires belges à Kisangani, sur un effectif total prévu de 192 personnes (dont une douzaine de Français) à partir du 30 janvier. M. Flahaut avait à la fin de l'an dernier écrit à plusieurs de ses homologues - notamment américain, canadien, français, l uxembourgeois, néerlandais et sud-africain - pour leur demander de se joindre à cette mission, afin qu'elle soit le plus multinationale possible. Certains ont répondu favorablement, mais M. Lekota s'est abstenu d'y donner la moindre suite, selon des sources informées. Alors que le président sud-africain, Thabo Mbeki, a proposé, lors d'une visite à Kinshasa les 13 et 14 janvier derniers, une aide assez similaire en matière d'intégration de l'armée à son homologue congolais, Joseph Kabila, assorti e de promesses d'aide économique. En annonçant sa décision d'envoyer malgré tout une équipe d'observateurs à Kisangani, M. Lekota n'a pas exclu devant la presse d'aller par la suite "au-delà". Il a toutefois rappelé que l'armée sud-africaine était déjà fortement engagée dans des missions de paix en Afrique, citant la RDC - où Pretoria fournit près de 1.400 des 9.620 membres de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC), ce qui en fait le second contributeur après l'Uruguay - et le Burundi, où sont stationnés 750 Sud-Africains dans le cadre d'une force de paix africaine (MIAB). Il s'agit de "généreuses contributions" au maintien de la paix sur le continent africain", a-t-il fait valoir en saluant toutefois l'initiative belge. Selon une source militaire, plus de 3.000 militaires sud-africains sont ainsi actuellement déployés à l'étranger, sur un effectif total de quelque 70.000 hommes. "Ils sont surengagés, mais ils continuent", a souligné cet expert en rappelant que l'armée sud-a fricaine terminait sa réforme post-apartheid et que nombre de ses militaires étaient séropositifs, ce qui diminue ses capacités. Le ministre sud-africain a aussi exclu tout cavalier seul et toute ambition particulière de Pretoria en Afrique en soulignant que ses efforts dans la recherche de la paix dans la région des Grands Lacs s'inscrivait dans le cadre de ce que fait la Communauté de Développement d'Afrique australe (SADC). Interrogé par un journaliste sud-africain, M. Flahaut a pour sa part laissé entendre que l'implication militaire belge en RDC n'irait pas au-delà de la formation de cette 1ère brigade mixte, qui doit se terminer en juin, avant un éventuel déploiement dans la région de l'Ituri (nord-est), où des troubles et des massacres se poursuivent."C'est notre travail, c'est la limite", a-t-il répondu.


Des traitements pour les soldats sud-africains.

L'armée sud-africaine a annoncé, mardi, un plan pour fournir des antirétroviraux aux membres de son personnel qui en feront la demande. Le projet clinique rentre dans le cadre du plan national de lutte contre le sida, annoncé en août dernier par la ministre de la Santé. L'armée sud-africaine est donc la première structure publique à fournir gratuitement des antirétroviraux.Elle a une bonne raison de se presser: selon les chiffres officiels, 19 % du personnel militaire est séropositif. Une conférence, réunissant des pays africains au Botswana en septembre dernier, a révélé que le sida était responsable de plus de 60 % des décès au sein du personnel militaire des quatorze pays de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe).Les soldats envoyés par l'Afrique du Sud à l'étranger pour des opérations de maintien de la paix doivent tous subir un test VIH, et ne peuvent pas participer à ces missions s'il est positif. «Pour les personnes concernées, nous nous occupons d'elles et de leur famille, nous leur proposons un traitement et une autre affectation», a précisé la vice-ministre de la Défense, Nozizwe Madlala-Routledge, lors d'une conférence de presse inaugurant la clinique d'une structure militaire de Pretoria, où auront lieu tests et traitements.D'un coût de 35 millions de dollars, le projet est en majorité financé par le département de la Défense américain, comme il le fait pour les armées de plusieurs pays africains.


Accords de Pretoria - délégation militaire sud-africaine à Kinshasa.

Une délégation de l'armée sud-africaine conduite par le Général Ntsninga, séjourne depuis dimanche à Kinshasa où elle devra discuter avec les membres du gouvernement des mesures d'accompagnement du processus d'application de l'Accord de Pretoria, portant sur le retrait des troupes rwandaises de la République Démocrati que du Congo (RDC) et sur la sécurité des frontières rwandaises, a annoncé l'Agence congolaise de presse (ACP, officielle), reçue lundi à Bruxelles. Outre des membres de gouvernement, cette délégation de six personnes rencontrera mardi les responsables de la MONUC (Mission d'observation des Nations Unies au Congo) en prévision du déploiement d'un contingent de 1.500 militaires sud-africains appelés à soutenir l'application sur le terrain de l'Accord de Pretoria. La délégation militaire sud-a fricaine a été accueillie à l'aéroport de N'djili par M. Vital Kamerhe, commissaire dugouvernement chargé du suivi du processus de paix en RDC.


Malaise dans l'armée sud-africaine.

On a passé toutes ces années dans la brousse à nous battre contre l'apartheid, et c'est toujours le même petit Blanc qui nous donne des ordres...» Le capitaine Moses Maisela a du mal à contenir sa colère. Dans son appartement du bloc des officiers célibataires, dans la caserne de Nelspruit, une ville du nord-est de l'Afrique du Sud, il sert bières et brandy à ceux qu'il appelle ses «camarades». Ils sont tous issus, comme lui, des anciennes branches armées des mouvements de libération: Umkhonto we Sizwe (MK, le Fer de lance de la nation) pour le Congrès national africain (ANC) et l'Armée de libération du peuple azanien (Apla) pour le Congrès panafricain (PAC). «Nous venons d'armées informelles, explique l'un d'entre eux.

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SANDF RELIEF AIRCRAFT RETURNS FROM MOZAMBIQUE.

A SA National Defence Force (SANDF) freighter aircraft on Wednesday returned to Pretoria from a four-day mission to fly emergency supplies to flood-stricken areas in Mozambique.

SANDF spokesman Major Fanus Pretorius said the Hercules C130 aircraft had distributed about 78 tons of food and medical supplies since the weekend.

It arrived in Maputo on Sunday at the request of the Mozambican government. The South African relief team of 13 SANDF members included a doctor, a medical orderly, and an interpreter.

"The mission went without a hitch," Pretorius said.

Mission commander Lieutenant-Colonel Shorty Adlard said the freight his team flew from Beira and Maputo to Quelimane included blankets and food.

The bulk of the supplies donated by international aid agencies was at Maputo.

"It was a good trip," Adlard said. "We were so (warmly) received that it was only a pleasure to be there."

Heavy rains in central Mozambique have reportedly claimed at least 16 lives in the past month. Hundreds of people stranded on because of flood waters have been rescued from small strips of land or tree tops in Mutarara.

Adlard said his team mostly flew over coastal areas: "The country is really wet and the Zambezi River is saturated. But the situation seems to be under control. More rain could, of course, change that."

Asked on Wednesday whether the SANDF was preparing for more extensive relief operations in Mozambique, Pretorius said: "Not really, but one never knows."

The SANDF last year played a crucial role in relief missions to the country, saving thousands of Mozambicans in the worst floods ever to hit Mocambique.


NEW NAVY CHIEF, SURGEON-GENERAL APPOINTED IN SANDF.

A new navy chief and surgeon-general are among 14 senior appointments the South African National Defence Force announced on Wednesday.

Rear-Admiral Johan Retief, currently Inspector-General of the Defence Department, will take over the helm in the Navy on November 1, with the rank of vice-admiral.

He succeeds Vice-Admiral Robert Simpson-Anderson, who is to retire at the end of October.

The new Surgeon-General is Major-General Rhinus Jansen van Rensburg who has been acting in this capacity.

He is promoted to the rank of lieutenant-general and will serve in his new position for two years from October 1.

Van Rensburg succeeds Lieutenant-General David Masuku who died earlier in the year.

Announcing the new appointments at Defence Headquarters in Pretoria, SANDF chief General Siphiwe Nyanda said he had complete trust in the ability of the newly appointed senior officers.

Some of the posts now being filled had been vacant for a year, he told reporters.

"The significance is these new appointments is that the department will now be in a position to forge ahead with transformation," Nyanda said.

The 12 other appointments are: - Major-General Godfrey Ngwenya as chief of Joint Operations from January 1 next year, with the rank of Lieutenant-General. He succeeds Lt-Gen Deon Ferreira who is to retire at the end of the year. - Lt-Gen Temba Matanzima as chief of Joint Support from October 1. The post was vacant after the death of Lt-Gen PPJ Coetzer. - Rear-Admiral Martyn Trainor as chief of Corporate Staff (a new post) from October 1, with the rank of Vice-Admiral. - Maj-Gen Joan van der Poel as chief director Human Resource Policy (a new post) from October 1. - Rear-Admiral (junior grade) Johannes Mudimu as chief director Maritime Support, with the rank of Rear-Admiral. He succeeds Trainor. - Brigadier-General Vejaynand Ramlakan as Inspector-General of the Defence department from November 1, with the rank of Maj-Gen. He succeeds Retief. - Brig-Gen Mayfort Radebe as chief director Medical Force Application from October 1, with the rank of Maj-Gen. He succeeds van Rensburg. - Brig-Gen Carlo Gagiano as chief director Operational Development from November 1, with the rank of Maj-Gen. He succeeds Maj-Gen Hap Potgieter who is to retire at the end of October. - Brig-Gen Solly Shoke as chief of Human Resources Support from October 1, with the rank of Maj-Gen. He succeeds Van der Poel. - Brig-Gen Eddie Dert as general officer commanding Command and Management Formation from April 1 next year, with the rank of Maj-Gen. He succeeds Maj-Gen Piet Verbeek who is retiring. - Brig-Gen Mbulelo Tshiki as general officer commanding Regional Task Force East from January 1 next year, with the rank of Maj-Gen. He succeeds Maj-Gen Chris le Roux, who is to retire at the end of the year. - Colonel JJ Hougaard as chief of staff of Regional Task Force East from April 1 next year, with the rank of Brig-Gen.


SOS pingouins en Afrique du Sud.

Dans le journal du soir de la SABC 3, l'une des chaînes de la télévision nationale, le 1er juillet, un militaire ne cache pas sa mauvaise humeur. Sur une plage de Robben Island, la célèbre île-prison qui fait face à la ville du Cap, il aide, avec des bénévoles et des défenseurs de l'environnement, à sauver des milliers de pingouins englués. Les animaux sont placés, un par un, dans des boîtes ventilées, puis transportés par bateau et par camion vers la côte, pour être lavés et soignés. A la rescousse. L'armée sud-africaine a l'habitude de jouer les pompiers. Elle participe aux rapatriements incessants des centaines d'immigrés mozambicains qui affluent au nord du pays. Ses troupes servent de renfort à la police, partout dans le pays, pour lutter contre la criminalité. Mais, pour ce militaire, les manchots, c'en est trop. Les «hommes» auxquels il fait allusion sont les banlieusards noirs et métis, dans les townships du Cap, qui font les frais depuis plusieurs semaines de la guerre opposant des chauffeurs de taxis à une compagnie de bus concurrente avec un bilan de 5 morts et plus de 30 blessés en trois mois. L'armée de terre, mais aussi la marine nationale et les services pénitenciers du Cap ont été appelés à la rescousse pour lutter contre la marée noire. Depuis le naufrage, le 23 juin, d'un cargo nommé Treasure, des nappes de mazout se sont lentement dispersées. Elles se sont étendues de Green Point à Robben Island, remontant le long de la côte Atlantique et atteignant, une semaine plus tard, Dassen Island. A cinquante kilomètres au nord du Cap, cette île et la plage de Boulders sont bien connues des touristes pour leur colonie de pingouins africains. Les jackass penguins, des manchots noirs et blancs de petite taille, se distinguent par leur démarche chaloupée et leur familiarité. A Robben Island, les 20 000 spécimens de cette espèce en voie de disparition ont presque tous été mazoutés. Selon Estelle van der Merwe, présidente de l'Office sud-africain de protection des oiseaux de rivage (Sanncob), 30 à 40 % d'entre eux pourraient ne pas survivre, malgré leur évacuation et les soins qui leur sont apportés. Convoyés par la route. Pour éviter la même catastrophe à Dassen Island, la Sanncob a décidé d'employer les grands moyens. Un plan d'évacuation sans précédent des 55 000 pingouins qui forment cette colonie a été entamé, le 2 juillet, avec l'appui de la Fédération internationale de protection des animaux. Pour sauver 40 % de la population des pingouins africains, les oiseaux seront convoyés cette semaine par la route à Algoa Bay, à plus de 800 km du Cap. A leur arrivée, non loin de la ville industrielle de Port Elizabeth, ils seront rejetés à la mer. En onze jours, ces animaux à l'instinct casanier feront, à la nage, le trajet du retour jusqu'à leurs nids de Dassen Island. Pour les amis de la nature et les autorités responsables de l'environnement, il ne reste plus qu'à espérer qu'entretemps, le mazout se soit dispersé et que les côtes aient été nettoyées. Une gageure: le pétrole continue de s'écouler du Treasure. Remorquage. En provenance du Brésil et à destination de la Chine, ce rafiot a terminé son périple au large du Cap, tout près de Robben Island. Sa coque présentait un trou de la taille d'un «immeuble de cinq étages», selon les plongeurs de l'Autorité sud-africaine de sécurité maritime. Personne n'a voulu prendre le risque d'une catastrophe dans la baie de la Montagne de la Table: faute d'une décision de ses armateurs et de ses assureurs, le Treasure, qui transportait 130 000 tonnes de fer et 1 300 tonnes de pétrole, a été remorqué pour une réparation au large. Trop tard. En dix jours, au moins 500 tonnes d'un mazout épais se sont échappées de l'épave. Une barge spéciale a été convoyée depuis Durban, mais les conditions climatiques entravent les opérations de pompage. Les premiers pingouins libérés à Algoa Bay seront de retour à Dassen Island ce week-end. Les craintes redoublent de les voir traverser, en chemin, les épaisses nappes de mazout qui sont toujours là. Et d'avoir, n'en déplaise aux militaires, à tout recommencer.


Afrique du Sud - l'impossible réconciliation

Une tuerie dans l'armée réveille les vieux démons de l'apartheid.

Le Cap de notre correspondante Au début, ce fut la consternation générale. Mais désormais tout le monde cherche surtout à comprendre. L'affaire remonte au 16 septembre: ce jour-là, un jeune officier noir, le lieutenant Sibusiso Madibela, franchit les grilles de la base militaire où il est assigné à Tempe, dans la région de l'Etat libre d'Orange. Il parcourt les bureaux de l'administration militaire et, de sang-froid, tire sur douze personnes. Uniquement des Blancs. Bilan du massacre: neuf morts et cinq blessés. Le jeune officier noir sera finalement abattu à son tour.

Immédiatement, le ministre de la Défense, Mosioua Lekota, s'est rendu sur les lieux du drame, invitant la presse et l'opinion à attendre les conclusions de l'enquête avant d'évoquer le spectre du racisme. Peine perdue: la tragédie de Tempe a rouvert la boîte de Pandore dans un pays où la réussite de la transition politique n'a pas encore effacé les traumatismes du passé. Le drame ressuscite les craintes d'une réconciliation avortée. Ce qui s'est passé à Tempe, c'est précisément ce que nous redoutions lorsque nous avons commencé à négocier le démantèlement de l'apartheid, avouait, il y a quelques jours, le ministre de la Défense.

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Massacre dans l'armée en Afrique du Sud.

Un officier noir de l'armée sud-africaine a tué sept Blancs - dont six de ses collègues - à l'arme automatique, avant d'être abattu par des soldats, hier dans une caserne de Bloemfontein (centre du pays), a indiqué la police. Celle-ci enquête pour établir si le motif du massacre était d'ordre raciste, mais, selon l'armée, il est trop tôt pour tirer des conclusions.


L'Afrique du Sud assied sa position de puissance militaire régionale.

 "Blue Crane" constitue l'exercice de maintien de la paix le plus important jamais réalisé en Afrique. Beaucoup pensaient que nous ne serions pas capables de l'organiser, nous leur avons donné tort. » Le général Andre Bestbier ne cache pas sa fierté. L'opération « Blue Crane » (Grue bleue) doit continuer jusqu'au 30 avril, mais pour l'officier sud-africain qui le coordonne, l'exercice est un succès.

Depuis plusieurs jours, quelque cinq mille hommes venus de douze pays d'Afrique australe sont rassemblés sur la base de Lohatla, grande comme un département français, à équidistance de Johannesburg et du Cap, en direction de la Namibie, manoeuvrant ensemble sans incident majeur. A un mois des élections qui doivent marquer la fin de l'ère Mandela, l'Afrique du Sud réaffirme sa stature de superpuissance régionale et se prépare, bon gré mal gré, à son rôle de gendarme du continent africain.

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L'Afsud va consacrer 5 mds de dollars à moderniser sa défense.

Le gouvernement sud-africain a ratifié mercredi une liste prioritaire de firmes de défense choisie pour moderniser l'équipement de l'armée sud-africaine pour un budget total de 30 milliards de rands (cinq milliards de dollars).

Le gouvernement a choisi des firmes britanniques, suédoises, italiennes et allemandes pour fournir à l'armée sud-africaine navires, chasseurs, hélicoptères et sous-marins.

"Le cabinet a autorisé le ministre des Finances à poursuivre les négociations avec les fournisseurs choisis pour parvenir à un accord global raisonnable financièrement", a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

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Lesotho to hold re-elections within 15 to 18 months.

A breakthrough has been at least reached to the Lesotho's two months political impasse that has ruined the country's capital town of Maseru to ashes through spontaneous arson and looting.

The trouble started steadily when the opposition declined to acknowledge defeat in the May 23 general elections claiming there has been some rigging. The ruling Lesotho Congress for Democracy (LCD), formed in August last year as a break away party in parliament from the then ruling Basutoland Congress Party (BCP), had won with a landslide all but one of the 80 contested parliament seats, with the highest margin of 5:1 to the next contestant.

The main opposition, the Basotho National Party (BNP) had won one constituency.

An alliance of three main opposition parties; the BNP, the BCP and the Marematlou Freedom Party (MFP), which were later joined by five small other opposition parties, filed lawsuits in the courts against the election results but lost all the cases as the courts said there was no proof of fraud.

After failing to convince the courts of law, the opposition alliance took the appeal to the people. A series of protest demonstrations were mounted with some calls for national stay away. While the stay away calls partly succeeded, the most powerful blow to the government of Lesotho came on August 4 as thousands of protesters demonstrated even to the violation of the police time limit of six hours in the permission.

At the end of the time limit, the protesters, who went to petition King Letsie III to dissolve parliament and its government and form an interim government of national unity as well as calling for fresh elections, decided they will not leave the palace gates until the king had spoken and declared that he had dissolved the government.

Since then, they mounted continuous night vigils outside the Royal Palace at the gates. Several attempts by the police and the army to disperse them, even by using live ammunition, failed. In the long protest, five protesters died and 35 seriously injured while three police officers died.

In this protracted struggle which seemed eternal, meanwhile instabilising the whole country, the South African Development Community (SADC) intervened by establishing a commission of inquiry into the fraud and irregularities alleged by the opposition parties during general elections.

Though happy with the SADC intervention, the opposition refused to disperse from the palace gates, arguing they were awaiting the commission report and implementation of whatever would be its recommendations. In the meantime they were organising stay away strikes, confiscating government property claiming they were saving it from those who stole the government, referring to the ruling party.

The destabilisation programme succeeded. The parliament and the state radio were abruptly closed down. The whole cabinet and the prime minister abandoned their public offices. The row then extended into the civil service and the security forces. Many civil servants stopped going to work and joined the demonstrators at the palace gate.

Junior officers in the army, said to be sympathetic to the protesters, dismissed 28 senior officers and forced the general commander, Lieutenant General Makhula Mosakeng, to resign.

Crime escalated in town. Protesters confiscated all the government vehicles seen in town and packed them outside the palace. The junior police refused to take orders saying they feared to take action because the army was sympathetic to the protesters. The government eventually collapsed and SADC smelled a possible military coup, hence they sent troops to disarm the Lesotho army before results of the commission were publicly announced.

Follows is the chronicle of the events since election day:

* May 23 - The Kingdom holds general elections. The ruling Lesotho Congress for Democracy (LCD) registers a landslide victory, winning all but one of the 80 parliamentary seats contested for.

* After the announcement of the results, five opposition parties led by the BNP, the BCP and the MFP, dispute the outcome of the elections alleging widespread rigging and unparalelled irregularities. The LCD cabinet swears it will only be removed from power by voters after a five-year term. The opposition file cases in courts but loose them all.

* August 3 - Election documents found abandoned at the Mohokare River and police mount investigations until to date. Independent Electoral Commission expresses a surprise as to how the documents went out of office. However, the discovery strengthened the opposition claim of fraud as they said something was being hidden by the IEC and the government by throwing away evidence.

* August 4 - Supporters of the opposition parties stage a march protest to the Palace. They then occupy King's Palace grounds at the gate calling for the monarch to dissolve parliament and form an interim government of national unity as well as calling for fresh clean elections.

* After some weeks of night vigil at the palace gate, the opposition parties succeed in getting a court order calling for the election results to be audited. The opposition produce its audit report revealing irregularities, but claim in the report that most of the information they wanted was missing at the IEC offices.

* August 8 - As tension grows, King Letsie, who has been reluctant to address the protesters, either negatively or positively, is asked to address the nation and call on the crowd camped at the palace gates to disperse. He reads the statement written by the government but 'forgets' the part where he should call on the crowd to disperse from the palace gates. Instead he appeals for more constitutional powers to be able to deal with such situations. Meanwhile protesters continue their night vigil.

* August 10 - Opposition call for a successful stay away in Maseru. No government office is opened. No business is operating and no public transport. Even ministers stay at homes.

* August 13 - Lesotho army fails to disperse protesters at the Palace gates despite use of tear gas.

* August 14 - Botswana, South Africa and Zimbabwe are asked to appoint a team to audit the results. A team consisting of four South Africans, three Zimbabweans and three Batswana is appointed under the chairmanship of Justice Pius Langa of South Africa.

* August 17 - Tension between the ruling party and the opposition mounts. Some ambushes are mounted in the country. The police try to remove protesters by the force of gun. The death toll rise to five while 15 protesters are seriously injured.

* August 21 - Prime Minister Pakalitha Mosisili announces publicly that he will ask the King to dissolve the parliament and government if irregularities are discovered by the ongoing investigations by the Langa Commission.

* August 24 - Prime Minister Mosisili tells a gathering of LCD supporters to accept the results of the Langa Commission. But as opposed to his earlier statement that he would resign immediately if irregularities are discovered, he tells his supporters that only discovery of fraud and 'by his by his party,' will warrant the resignation of his cabinet.

* Parliament amends the Electoral Order to allow Langa Commission to examine election documents and ballot papers as well as to do recounting of votes cast.

* August 26 - Langa Commission releases an interim report confirming irregularities and say elections are 98 percent fraught. It recommends that election be declared null and void and that there should be re-elections. The ruling party rejects the interim report and say it is not acceptable. The report is held back from public consumption by South African Deputy president Thabo Mbeki who was chairing the meeting of the presentation f the report.

* August 31 - Langa Commission discovers disgusting irregularities after examining and re-counting of ballot papers in three days. South African students and soldiers assist in re-counting. Among others, empty envelopes and unsealed envelopes are discovered. Announced election results and registered voters fail to match. IEC claims there were an arithmetical errors in the counting. All errors were giving the ruling party more numbers that it deserved in all constituencies.

* Government tells a press conference in Maseru that only the word "fraud" from the Langa Report can force it to resign not mere irregularities because no elections in the world are free of some irregularities.

* September 3 - Heavily armed police attack protesters with the aim of removing them from the palace gates during the night. Protesters resisted by throwing stones at the police. Four protesters are killed, making it ten in all, and 53 injured, 9 seriously. A gun shot comes from the protesters and one police officer is killed.

* The army officers on guard at the palace come to the rescue of the protesters and three more police officers are killed one the spot.

* September 10 - A meeting between the opposition parties and the ruling party fails to take place under the chairmanship of Thabo Mbeki as the government protests the release of Langa Report. Mr Mbeki returns to South Africa without releasing the report as the government argues that it must be discussed first by leaders of SADC, especially President Robert Mugabe of Zimbabwe, Jaquim Chissano of Mocambique and Nelson Mandela. The government say it has no security and fears the repercussions and anger of the public against them after hearing the report saying there were 'serious irregularities'.

* September 11 - Junior officers in the Lesotho Defense Force arrest 29 of their top seniors including the army commander, Lt. General Makhula Mosakeng. The commander is coerced to announce that he has fired 28 others and that he has resigned over the national radio.

* September 13 - SADC heads of states meet in Mauritius and decide the Langa Report should be released to Basotho after the opposition refused the invitation to Mauritius to discuss the report. Five leaders, Nelson Mandela, Robert Mugabe, Festus Mogae, Jaquim Chissano and Pakalitha Mosisili, meet in a secret meeting and rumour in the region has it that they were doctoring the Langa Report to minimise its wording against the government of Lesotho.

* After allegedly being doctored the confused report is sent back to Lesotho to be released.

* September 17 - Langa Commission Report is released in Maseru by South African Police and Safety Minister, Sydney Mufamadi. While acknowledging the occurrence of irregularities, the report does not show outright fraud nor does it dispute that there is a fraud. The report is however kept secret to the public until the parties had agreed on the way forward.

* The opposition parties agree with the report that because of the seriousness of irregularities, the act which tantamount to double fraud, it is not easy to detect any validity or invalidity of the disputed election results. Meanwhile, political tension continues to mount even affecting the army and the police. Both rival parties, that is government and opposition, believe to have the report on their side as the report is confused and noncommittal.

* The rule of law continues to deteriorate as open lawlessness and signs of anarchy become the order of the day. Demonstrators ask people to support their protest by staying at homes. A threat is issued that those who come to work must do it at their own risk. People stay at homes. Protesters hijack government vehicles. The state radio is forced to close. Protesters claim they safe public property from the thieves, referring to the LCD ministers.

* The government is paralysed. Fears of military take over heighten as the government loses more and more support from the; from the workers especially civil servants, the business community and armed forces. The media describe the situation as a "silent coup." The opposition deny there is a coup but admit the government has collapsed.

* September 22 - The South African National Defense Force (SANDF) rolls into Lesotho capital Maseru at 5 am to pop up the LCD government at the invitation of Prime Minister Mosisili who says his life and those of his cabinet ministers are in danger. Palace is surrounded by SA armoured cars with muzzles pointed directly at the door of the palace. Palace guards are shot at and arrested.

* The SANDF unexpectedly come across tough resistance from the Lesotho Defense Force at Makoanyane Barracks. SANDF records eight casualties on the first day while Lesotho records two at the barracks, one civilian and a sick soldier who could not run away. Basotho take exception at the 'invading forces' and respond with arson and looting. Police fail to disperse looters and instead join the mayhem as police vans load looted items to the homes of the police officers.

* September 23 - Botswana defense forces join the SANDF. Looting is still going on and the foreign forces join the looting spree as they load items into their armoured vehicles and take them to South Africa.

* Majority of Lesotho army officers surrender to the foreign forces and those arrested are taken to South Africa. Dusk to down curfew is imposed.

* The Makoanyane army hospital is ransacked by SANDF. Equipment and some items are stolen. Dormitories are ransacked. Weapons, clothes and money are stolen belonging to those soldiers who ran away and those arrested.

* September 24 - Opposition parties abhor the South African invasion of Lesotho as an uncalled for imperialist's action to hide its lessons of election fraud.

* Looting and burning extends to the outside districts of Mafeteng and Mohale's Hoek. Protesters in Maseru show posters to the SANDF demanding their withdrawal from Lesotho.

* September 26 - About 1260 soldiers report to the Lesotho army headquarters at Ha Ratjomose Barracks, responding to the roll call by the army commander, Lt General Makhula Mosakeng under the command of the South African force. 195 soldiers who had been arrested and locked in a kitchen hall since September 22 are released to join those who have surrendered.

* South African defense force commander, Borries Borman, orders every soldier to report back on Monday September 28, in light-weight uniform and surrender all their weapons to the SA army.

* September 27 - Thousands of Maseru residents clean the town at the call of Maseru City Council. Their reaction differ towards the presence of the SADC forces as some jeer at them in the streets while some wave happily at them.

* September 28 - Lesotho soldiers surrender their weapons to the SANDF. Lesotho soldiers ordered not to ever wear a combat uniform in the presence of SA soldiers. SA soldiers ransack the Lesotho defense force armoury at Makoanyane. Some weapons are taken or stolen to South Africa. Searches are mounted in the streets of Maseru and licensed guns are confiscated by the SANDF without being recorded.

* South Africa strengthens its military presence in Lesotho by putting 50 more armoured cars. Opposition supporters resume their protest outside the palace. The Botswana defense forces are on guard at the palace gate denying those inside the palace to go out and those outside to go in. Except on their strict terms of conditions.

* October 1 - Zimbabwe considers sending a contingent of police to Lesotho.

* Opposition against the presence of SANDF in Lesotho is mounting as Christians oppose it. About 800 mothers demonstrate in Maseru against the invasion and rape carried out by the SANDF soldiers. They claim that three young girls have been raped by SANDF soldiers at Ha Leqele village near Makoanyane Barracks. Concerned mothers also express a concern over an incident which they cited, where seven SANDF soldiers attempted to rape a wife at gun point in the presence of her husband. The SANDF denies the charges but promises to make investigations.

* October 2 - South African minister for Police and Safety, Sydney Mufamadi chair a meeting between the government and the opposition on behalf of SADC to now officially release the Langa Report. At the end of a 12-hour meeting at the UN House in Maseru, the rival parties agree that irregularities warrant re-elections. They agree there will be re-elections within 15 to 18 months. No exact date.

* October 5 - A meeting goes on still under the chairmanship of SADC on the way forward to the election period and peace creation in Lesotho. Two suggestions are on the table; a coalition government and that the ruling party should hold on until after elections. Both parties pledge they will make sure that is peace in the country. Negotiations still going on.....

The fact that the administration of Prime Minister Pakalitha Mosisili lost complete authority over the government apparatus to the extend of appealing for foreign military intervention is an acknowledgment of the fact that it has lost the ability to govern and that by itself is an admission that the legitimacy of its mandate has fallen to such a degree that Lesotho has become ungovernable.

And if it continues to rule one wonders as for how long the SADC forces will stay in Lesotho to pop up the government. Only an interim coalition government can bring a lasting remedy to the Lesotho's political problems.


L'ordre sud-africain règne au Lesotho.

« Il n'y a plus de résistance militaire. Mais il y a encore beaucoup d'armes qui circulent »

Le calme est revenu, jeudi 24 septembre, à Maseru, la capitale du Lesotho, après deux jours de pillages. Les soldats dépêchés par l'Afrique du Sud pour venir en aide au gouvernement local patrouillent et désarment les partisans de l'opposition. Dans le quartier de Thetsane, près de la zone industrielle, un blindé sud-africain est arrêté au bord de la route. Fusils automatiques en bandoulière et casques lourds sur la tête, les soldats fouillent les voitures et les passants.

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Les soldats regagnent leurs casernes après la mutinerie

Quatre jours après l'intervention d'unités sud-africaines et botswanaises au Lesotho, les troupes du royaume ont commencé à regagner leurs casernes à l'appel de leur commandant en chef, le général Makhula Mosakeng.

Les soldats récalcitrants encourent des poursuites, a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Lesotho, cité par la radio sud-africaine.

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Lourd bilan de l'intervention militaire sud-africaine au Lesotho.

Cinq soldats sud-africains ont été tués et une dizaine d'autres blessés, mardi 22 septembre, au cours de l'intervention militaire lancée par Pretoria pour rétablir l'ordre à Maseru, la capitale du Lesotho. Le bilan est lourd et embarrassant pour le gouvernement de Nelson Mandela. Pour sa première intervention armée en dehors de ses frontières depuis la fin de l'apartheid, l'Afrique du Sud va devoir justifier la perte de vies humaines auprès de son opinion.

En volant au secours du gouvernement du Lesotho déstabilisé par l'opposition Pretoria pensait réaliser une bonne opération. Sur le plan diplomatique, l'Afrique du Sud y voyait l'occasion de réaffirmer sa stature régionale, récemment mise à mal par l'échec de ses médiations dans la crise en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre). Soucieux de jouer un rôle de premier plan dans les affaires du continent, Pretoria avait bien renforcé son poids économique et son influence politique. Jusqu'à présent, le gouvernement s'était néanmoins montré réticent à toute intervention militaire extérieure. A l'occasion de la crise au Lesotho, l'Afrique du Sud a fait un pas supplémentaire pour jouer un véritable rôle de gendarme, prêt à user de son armée pour rétablir l'ordre.

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le fiasco militaire sud-africain

En quarante-huit heures, l'intervention militaire sud-africaine au Lesotho a tourné au fiasco. L'immixtion de Pretoria dans le conflit qui opposait le gouvernement de ce petit royaume à son opposition a déjà fait une cinquantaine de morts parmi les militaires, sud-africains et lesothans, et un nombre indéterminé de victimes civiles. Malgré l'arrivée de renforts botswanéens, l'armée sud-africaine n'a pas réussi à vaincre la résistance de l'opposition et des soldats mutins qui l'ont rejoint. Maseru, la capitale, n'est plus qu'un champ de ruines que les pillards finissent de saccager. L'hôpital est débordé par l'afflux des blessés. Les réfugiés fuient vers l'Afrique du Sud, seule porte de sortie de ce pays totalement enclavé. L'intervention a créé un tel ressentiment au Lesotho, que Pretoria a commencé à évacuer ses ressortissants.

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L'armée sud-africaine au secours du gouvernement

Quelque 800 soldats du Botswana et de l'Afrique du Sud sont intervenus mardi au Lesotho pour y "rétablir l'ordre" après sept semaines de manifestations contre le Premier ministre Pakalitha Mosisili. * Selon une porte-parole militaire à Johannesburg, Laverne Machine, trois militaires sud-africains ont été tués et onze autres blessés dans les premières heures de l'opération. La participation sud-africaine est de 600 hommes.

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L'Afrique du Sud découvre les fantasmes racistes et meurtriers de l'apartheid.

AU TEMPS de l'apartheid, l'armée sud-africaine avait imaginé que la science lui permettrait de trouver une arme ne tuant que les Noirs: « Une bactérie capable de tuer les gens à la peau pigmentée. » Alors chef du laboratoire du centre militaire de Roodeplat, Daan Goosen reconnaît avoir pensé qu'« il était bon que le gouvernement dispose de cette arme ». Du 8 au 12 juin, l'Afrique du Sud a découvert l'ampleur des fantasmes racistes de l'ancien régime de Pretoria lors d'auditions menées par la Commission Vérité et Réconciliation (TRC) sur le programme chimique et biologique de l'armée, entre 1981 et 1994.

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Un Noir pour la première fois chef des armées.

L'armée sud-africaine, la mieux équipée d'Afrique, est entrée vendredi dans une nouvelle ère avec l'arrivée à sa tête d'un général noir ayant fait partie de la guérilla qui a lutté contre le régime de l'apartheid.

Le général Siphiwe Nyanda, âgé de 48 ans, a pris ses fonctions de chef des forces nationales sud-africaines de défense, qui regroupe l'armée, les forces aériennes, la marine et les services secrets, au cours d'une cérémonie présidée par le président Nelson Mandela.

Nyanda a été l'un des héros de la lutte menée par les noirs contre l'ancien régime dominé par la minorité blanche. Il a dirigé le groupe de guérilla de Mandela, le Umkhonto we Sizwe.

Le général Nyanda succède au général Georg Meiring, qui avait annoncé sa démission ce mois-ci après avoir été réprimandé pour avoir fait état d'un complot imaginaire contre Mandela.

Le général Meiring avait accusé nommément son collègue Nyanda, ainsi que d'autres officiers noirs et des hommes politiques d'ourdir, un complot de gauche pour renverser le chef de l'Etat.


Paris et Pretoria signent un accord de coopération militaire.

La France et l'Afrique du Sud ont signé jeudi au Cap un accord de coopération dans le domaine de la défense qui ouvre pour Paris la voie à de juteux contrats d'armements à un mois de la visite du président Jacques Chirac.

"Je ne doute pas que le potentiel de créativité et de synergie entre nos industries et nos forces de défense soit considérable", a déclaré le ministre sud-africain de la Défense, Joe Modise, après avoir signé l'accord avec l'ambassadeur de France en Afrique du Sud, Tristan d'Albis.

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L'armée sud-africaine en pleine mutation. Un Noir va succéder au général Meiring, ancien de l'apartheid, démissionnaire.

La transformation de l'armée sud-africaine serait-elle enfin amorcée? L'annonce, lundi, de la démission du général Georg Meiring, commandant en chef de l'ensemble des forces armées, suggère en effet le début des grandes manoeuvres au sein d'une institution jusqu'à présent dominée par les militaires blancs, héritiers de l'ancien régime de l'apartheid. Pour la première fois dans l'histoire de l'Afrique du Sud, un général noir devrait être nommé à la succession du démissionnaire: l'actuel numéro 2 du haut commandement militaire, le lieutenant-général Siphiwe Nyanda, remplacera ainsi Georg Meiring à partir du mois de mai.

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Le gouvernement sud-africain veut réglementer les activités des sociétés de mercenaires.

 Une compagnie de sécurité » qui fournit des « conseillers techniques »: Eeben Barlow définit ainsi les activités de sa société de mercenaires, Executive Outcomes, basée à Pretoria. Cet ancien lieutenant-colonel des forces spéciales de l'armée sud-africaine qualifie de « mensonge » les accusations d'un engagement aux côtés des troupes régulières zaïroises face à la rébellion dans l'est du Zaïre (Le Monde du 8 janvier). Le gouvernement de Nelson Mandela, de son côté, semble prendre ces accusations au sérieux et a récemment annoncé la prochaine mise en place d'une législation devant permettre de mieux contrôler les activités des mercenaires. Déjà montrée du doigt pour avoir vendu des armes au gouvernement rwandais, l'Afrique du Sud souhaite éviter de voir son image une nouvelle fois ternie dans la crise des Grands Lacs.

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Le premier procès de responsables de l'apartheid se termine par un acquittement

L'ancien ministre de la défense sud-africain était accusé d'avoir commandité le massacre de civils

Le premier procès de hauts responsables de l'apartheid, dont le général Magnus Malan, l'ancien ministre de la défense, s'est achevé, vendredi 11 octobre, sur un verdict d'acquittement en forme de camouflet pour le nouveau pouvoir. C'est l'Etat, en effet, à travers le procureur général de la province du Kwazulu-Natal, qui avait lancé les poursuites judiciaires contre le général et plusieurs autres officiers supérieurs à la retraite, représentant la haute hiérarchie militaire de l'époque. Il leur reprochait d'avoir commandité le massacre, en 1987, près de Durban, de treize personnes proches du Congrès national africain de Nelson Mandela, perpétré, selon l'accusation, par un groupe armé du parti rival, l'Inkatha de Mangosuthu Buthelezi.

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La délicate reconversion d'une armée sud-africaine en noir et blanc.

" Une nouvelle armée pour un nouveau défi »: ce slogan, affiché dans les casernes sud-africaines, souligne le changement en cours. Au service du régime de l'apartheid pendant des décennies, l'armée se trouve désormais aux ordres d'un gouvernement dominé par le Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela. Bon gré mal gré, elle se fait violence en incorporant dans ses rangs ses anciens ennemis, les soldats des branches armées des mouvements anti-apartheid. Le processus d'intégration, commencé au lendemain de l'accession au pouvoir de l'ANC en avril 1994, arrive aujourd'hui au terme de sa première phase. (Suite)

DE TRÈS NOMBREUX BLANCS ONT DU MAL À S'ADAPTER À LA NOUVELLE AFRIQUE DU SUD, CELLE DE L'APRÈS-APARTHEID.

JOHN est venu avec sa femme, Hettie, et sa fille, Wilma. Tous les trois, ils font leur choix de vêtements dans la boutique de l'association caritative Werk en oorlees (Travail et survie). Des pantalons, des robes et des anoraks pour l'hiver, qui s'annonce froid cette année. Ils prennent aussi leur ration mensuelle de nourriture: 3 kilos de farine de maïs, du sucre, de l'huile, et du savon.

« Tous les jours, j'ai des familles qui défilent. Souvent, le père a perdu son travail. D'abord, ils ne peuvent plus payer les frais de scolarité des enfants. Puis ils doivent vendre la maison. Tous les jours, ils s'enfoncent un peu plus », constate Kleintjie Pereira, la responsable de Werk en oorlees. Installée dans une ancienne école réservée aux Noirs, à Suiderberg, un quartier du nord-ouest de Pretoria, l'association vient en aide à six mille familles blanches en difficulté, près de vingt-cinq mille personnes.

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SAfricans join NATO in Bosnia, first time for SAfrica in peacekeeping

South Africa this week joined international peacekeeping efforts for the first time with the deployment of two South African soldiers in Bosnia, the defence force said here Thursday.

Major Jakes Jacobs and Major Andrew Dinwoodie left for Bosnia Wednesday to join British troops as part of the NATO peacekeeping forces.

Jacobs, a member of a South African army armoured division will train personnel while Dinwoodie will be involved in mine clearance and engineering planning, a spokesman for the South African National Defence Force (SANDF) told AFP.

The deployment of the two majors marks the first time South Africa will participate in international peacekeeping, the SANDF spokesman said. The last time South Africa was part of a multinational military force was in the 1950s during the Korean War.


AFFRONTEMENT ARMÉE/POLICE EN AFRIQUE DU SUD.

Appuyée par des véhicules blindés l'armée sud-africaine a démantelé samedi des barrages dressés sur les routes de la province d'Eastern Cape par des policiers en grève.

Selon l'agence Sapa, deux policiers ont été blessés au cours des accrochages qui se sont produits dans la périphérie d'Umtata, la capitale de l'ancien bantoustan du Transkei.

Les policiers de la région réclament le paiement d'arriérés de salaires et de primes. Le gouvernement local a récemment décidé de ne pas verser certains salaires en attendant l'issue d'une enquête sur des malversations.

Des officiers se seraient octroyés des promotions et des hausses de salaire allant jusqu'à 150 pour cent.


Fleeing South African cadres smash windows and cars

Former anti-apartheid cadres demanding to be integrated into the South African National Defence Force (SANDF) Monday vandalised cars and shops while fleeing police in the city centre here, police said.

According to public SABC television, orders to disperse the 200-strong group came from President Nelson Mandela himself, who last week warned striking policemen and protesting civil servants that he was losing patience with people who broke the law.

The group had protested outside the SANDF regional headquarters in this Indian Ocean port city before moving into the city centre, police spokesman Brigadier Irvine Kitching said.

Lengthy talks between police, angry cadres and officials of Mandela's African National Congress (ANC) finally broke down in the afternoon and police were called on to disperse the group, he added.

According to the SAPA news agency, police gave the crowd five minutes to disperse from the ANC offices where they had grouped.

As cadres began moving out, they began smashing car windows and throwing bricks into office and shops and overturning garbage bins.

Police chased them into a nearby railway station, where they eventually dispersed, Kitching said.

One of the soldiers, most of whom were trained in Eastern Bloc and central African countries to fight the former white minority South African government, said they had come from southern KwaZulu-Natal province when they heard a radio announcement that an SANDF intake was underway.

"Our main aim is to be accommodated as soldiers by the government," the soldier, Gerry Dlamini, said.

ANC regional spokesman Cyril Xaba condemned the vandalism.

"They are trained soldiers who should act with discipline," Xaba said.

"It's unfortunate that we had to turn away some of our members," he added. "We will do everything in our power to resolve the problem."

Some 25,000 members of the ANC's army, Umkhonto we Sizwe (MK), are slowly being integrated into the SANDF, military officals say, but, because of limited facilities, the process will take until 1997.

An SANDF spokesman said it was unlikely the cadres would be accepted into the army at this stage, as the SANDF's February intake of 350 was completed last week. He said they could apply for the next intake in June.

DEUX SOLDATS SUD-AFRICAINS TUÉS PRÈS DE PRETORIA.

Deux soldats sud-africains qui montaient la garde devant une base militaire près de Pretoria ont été abattus dimanche par des inconnus, a annoncé la police.

"Les corps de deux soldats qui montaient la garde à l'entrée principale du quartier général du commandement du Nord-Transvaal ont été découverts samedi matin", a précisé un porte-parole de la police.

Les deux hommes ont été tués par des balles de fusils automatiques R4, en dotation dans l'armée sud-africaine.


MANDELA ADRESSE UN ULTIMATUM AUX MUTINS DE L'ANC

Le président Nelson Mandela a annoncé jeudi avoir adressé un ultimatum aux mutins de l'ANC qui n'ont pas rejoint les points de rassemblement de l'armée sud-africaine pour leur incorporation, leur donnant sept jours pour le faire.

Le chef de l'Etat a souligné que les griefs qui avaient conduit à la mutinerie parmi les anciens combattants de l'aile militaire de l'ANC (Congrès national africain) ne seraient pas réglés du jour au lendemain.

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LESOTHO - MANOEUVRES MILITAIRES SUD-AFRICAINES.

L'Afrique du Sud a organisé des manoeuvres militaires impliquant l'aviation et des parachutistes vendredi près de la frontière avec le Lesotho mais a démenti tout lien avec la crise politique dans le petit royaume enclavé dans son territoire.

Des avions de combat Mirage ont survolé la région et des appareils de transport ont parachuté des hommes près du fleuve Caledon, attirant l'attention des habitants du Lesotho.

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AFSUD - ACCROCHAGE ENTRE MILITAIRES ET POLICIERS.

Des coups de feu ont opposé mercredi des soldats de l'armée sud-africaine à des policiers dans l'ancien bantoustan du Transkei, rapporte l'agence Sapa.

L'incident, survenu à Umtata, a duré quinze minutes, mais on ne signale pas de victimes, précise l'agence sud-africaine.

Sapa cite des témoins selon lesquels la fusillade a fait suite à l'interception par les militaires de véhicules de police revenant d'une assemblée de grève.

La police locale s'est mise en grève mardi en accusant le gouvernement régional du Cap oriental de ne pas respecter des accords sur les salaires et promotions. Le Transkei est l'un des dix bantoustans démantelés après les récentes élections multiraciales sud-africaines.


MAINTIEN DU CHEF DE L'ARMÉE SUD-AFRICAINE.

Le nouveau gouvernement multiracial sud-africain a annoncé mardi le maintien du général blanc Georg Meiring à la tête de l'armée nationale.

Avant le discours de politique générale de Nelson Mandela, le ministre de la Défense Joe Modise a déclaré au cours d'une conférence de presse que le général avait été chargé de constituer dans un délai de cinq ans une armée acceptable par l'ensemble des Sud-Africains.

"La tâche qui repose sur les épaules du général Meiring est de constituer une force de défense légitime, crédible et totalement représentative, qui jouirait totalement du soutien et de la coopération de tous les peuples d'Afrique du Sud", a-t-il ajouté.


AFSUD - L'ARMÉE NE MENACE PAS L'ANC.

Les responsables militaires blancs sud-africains se sont solennellement engagés mercredi auprès de leur nouveaux chefs politiques noirs à ne pas faire de coup d'Etat.

La déclaration publique de loyauté constitue le signe le plus marquant que la machine de guerre qui a servi à imposer et maintenir l'apartheid est passée sous le contrôle du nouveau gouvernement noir.

La déclaration a été prononcée par le Général Georg Meiring.

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COETSEE LAISSE À JOE MODISE L'ARMÉE SUD-AFRICAINE.

L'armée sud-africaine, utilisée pendant des décennies pour la défense de l'apartheid, a été placée officiellement mardi sous les ordres de l'ancien maquisard de l'ANC Joe Modise.

En présence de l'état-major au grand complet, couvert de médailles obtenues souvent lors d'action contre les nationalistes noirs, le ministre de la Défense sortant, le Blanc Kobie Coetsee, a pour la dernière fois présidé un défilé militaire.

Son successeur, Joe Modise, a dirigé l'aile militaire du Congrès national africain (ANC) qui a lutté pendant des années contre le régime ségrégationniste blanc.

Lors d'un cocktail après la cérémonie, le vice-ministre de la Défense sortant, Wynand Breytenbach, a promis son soutien à Joe Modise. Il a fait part de son optimisme pour l'avenir tout en affirmant que les soldats ne devaient pas avoir honte du passé.