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Mon séjour en Afrique du Sud (Cape Town)

A conference in South Africa on peace keeping

The company specialising in organising conferences for business executives International Quality & Productivity Center (IQPC) is to hold an event on the theme “Deploying Successful Support, Peacekeeping and Developmental Missions in Africa”, in Johannesburg from 28 to 30 March. The event is being held with support from the Institute for Security Studies (ISS). The keynote opening address will be given by Ambassador Gertrude Mongela of Tanzania, President of the Pan African Parliament (PAP) and the keynote speech by Aziz Pahad, Deputy Minister, South African Department of Foreign Affairs. Major General B.N. Hlatswayo will then outline the perspective of the South African National Defence Force (SANDF), followed by the South African Ambassador to the Great Lakes Region Kingsley Mamabolo who will speak about the disarmament experience in the Democratic Republic of Congo (DRC).

Sybert Lienbenberg of the Council for Scientific and Industrial Research (CSIR), Cedric de Coning of the African Centre for the Constructive Resolution of Disputes (ACCORD) and Monica Juma from SaferAfrica will then speak successively. They will be followed by Mike Pryer, Assistant Commissioner of the South African Police Services (SAPS) on his force’s experience in DRC and Jakkie Cilliers from ISS will give his expert opinion on the role of the African Union (AU) in preventing conflict. Afterwards, on 31 March, four workshops will examine the various methods and technologies used to keep the peace in Africa. The Canadian servicemen Bernd Horn and Brent Beardley will defend their country’s approach, Doug Brooks (International Peace Operation Association) will insist on the role of civilians and the private sector.


Jacob Zuma, héros déchu de la lutte contre l'apartheid

EN JUIN 1999, Jacob Zuma devenait vice-président de la République sud-africaine. En octobre 2005, il était inculpé de fraude et de corruption. Mais c'est pour se défendre contre d'autres allégations, de viol et d'agression sexuelles, qu'il se présentera au Tribunal le 11 février prochain. La chute est vertigineuse. Jamais un héros anti-apartheid de cette trempe n'avait connu une telle dégringolade. Jacob Zuma, 63 ans, n'est pas n'importe qui. Cet autodidacte, emprisonné pendant dix ans à Robben Island, l'île prison où fut également incarcéré Nelson Mandela, est l'ancien chef des services secrets de l'ANC. Il a joué un rôle clé au sein de la lutte clandestine contre le régime d'apartheid. Sans lui, personne n'aurait ramené la paix au Kwazulu-Natal, écartelé dans les années 80 entre l'ANC et le parti zoulou Inkhata de Mangosuthu Buthelezi.

Fidèle parmi les fidèles, Zuma avait ensuite soutenu Mbeki dans la course à la succession de Nelson Mandela contre le très populaire leader syndical Cyril Ramaphosa. Pour le récompenser, il avait été choisi vice-président. Et voilà que Zuma, l'homme du peuple, l'orateur presque trop charmeur, est inculpé de viol. «Je souhaite clairement indiquer que je suis innocent», déclarait-il en novembre lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Johannesburg. Une jeune femme de 31 ans, amie de la famille, l'accuse d' «agression sexuelle». Pot de vin L'accusation aurait pu être étouffée si l'homme n'était pas déjà au banc des accusés pour une affaire tout aussi scabreuse. Le numéro 2 de l'ANC est soupçonné d'avoir perçu 160 000 euros de son conseiller financier, Schabir Shaik. L'affaire, qui sera jugée le 31 juillet à Durban, implique une société française. L'influence politique de Zuma aurait bénéficié en 1998 à Thalès, une filiale de Thomson-CSF. Le géant français de l'électronique avait été choisi pour équiper des corvettes de l'armée sud-africaine. Deux ans plus tard, Thalès aurait accepté de verser un pot de vin annuel de 62 500 euros à Zuma. Le 31 juillet prochain à Durban, les deux filiales sud-africaines, Thint Holding et Thint, seront au banc des accusés aux côtés de Jacob Zuma.